GORGES DU VERDON

08/08/2017

Après le Mont-Veyrier à Annecy quelques jours plus tôt, une autre petite journée de randonnée dans les Alpes de Haute-Provence, et plus précisément dans les gorges du Verdon. J'y étais déjà passé très brièvement en 2011, je m'étais dit que j'y reviendrais un jour car ça avait l'air assez joli.

Après un peu d'hésitation le matin, due à un ciel très peu engageant par endroits et un temps orageux, j'arrive au point de départ du sentier Martel, la rando la plus populaire du site. C'est parti pour 14km, avec environ 600m de dénivelé cumulés. La balade commence par une descente de 300m afin de rejoindre le fond de la vallée. Une fois en bas, on longe le Verdon et ses bassins d'eau turquoise, sur un chemin dont l'altitude joue au yo-yo, alternant côtes et redescentes parfois importantes. Le paysage est sympa, mais pas aussi impressionnant que ce que j'imaginais. Il y a beaucoup de végétation qui cache la rivière et les falaises, et je pensais que celles-ci formeraient un boyau assez étroit, mais ce n'est pas vraiment le cas. Je m'attendais peut-être trop à avoir un paysage ressemblant un peu aux Narrows à Zion National Park aux USA, mais on en est loin. Bon cela dit, ça reste quand même très joli !

Une grande partie du chemin est à l'ombre des arbres, qui ne sont pas d'une grande utilité en cette journée étant donné le ciel très nuageux. Malgré tout, il ne faudra pas longtemps avant que je sois trempé, car le temps est vraiment très lourd et humide, tout ce que je déteste ! Histoire de l'être encore plus, il y aura 3 belles grosses averses, courtes mais intenses, dans la 2° moitié de la balade.

Vers le tiers du parcours, après une montée assez éprouvante, on se trouve au sommet de la brèche de l'Imbert, qui comme son nom l'indique, est une longue brèche dans la roche, de 2-3m de large environ et de presque 100m de haut. On descend le long de celle-ci via plusieurs rampes d'escaliers très raides totalisant 250 marches ! Assurément un des meilleurs passages de la randonnée, déconseillé aux personnes souffrant de vertige !

La fin du parcours dans le fond de la vallée est plus intéressant au niveau du paysage, les falaises de part et d'autre de la rivière sont plus rapprochées et paraissent dès lors plus impressionnantes. Il y a également deux tunnels creusés dans la roche, le premier d’une centaine de mètres et le second de plus de 600m. Il y fait très frais, mais aussi très noir ! Lampe de poche obligatoire ! Il y a pas mal de monde de l'autre côté, du fait de la présence d'un parking et d'un accès facile à la rivière. Néanmoins le parking ne signifie pas encore la fin de la balade, il y a encore plus 150m à remonter avant d'atteindre le "Point sublime" qui marque la fin du parcours.

Il m'aura fallu environ 5h pour faire les 14km, contre plus de 6h annoncé au départ. Je ne suis pas rapide dans les montées vu que je fais souvent des pauses, mais pour le reste, ma tendance à tracer reprend vite le dessus ! Et j’ai bien calculé mon coup puisque je suis arrivé 3/4h avant le départ de la seule navette de l'après-midi qui permet de retourner au point de départ (sans ça, c'est le taxi).

La navette... parlons-en !! Je m'attendais à un mini-bus ou quelque chose comme ça, c'est en réalité un grand car d'une cinquantaine de places. Ca peut paraître anodin comme ça, sauf que les derniers kilomètres sont une petite route de montagne à flanc de falaise, avec pleins de tournants où il est impossible de voir s'il y a un autre véhicule qui arrive en face. Si se croiser avec deux voitures sur cette route ne pose pas trop de problèmes, avec un car ça relève parfois de l'exploit ! Je pense que je n'ai jamais autant flippé sur une route de montagne, même si le chauffeur avait l'air très à l'aise, se permettant même de faire des petites blagues.

La cerise sur le gateau : la route se terminant en cul-de-sac, le chauffeur est obligé de faire demi-tour avant de déposer les gens. Il y a pour cela un petit accotement sur le côté de la route, mais en tout cela ne fait que 10m de large... alors que le car en fait 12 ! Il faut donc être un champion de la manoeuvre et bien connaître son véhicule, au risque de dégringoler dans le ravin ! Petit conseil pour encore plus de frayeur : se placer sur la banquette tout à l'arrière du car, car étant donné qu'elle se trouve légèrement plus loin que les roues arrière, pendant quelques secondes les passagers assis à cet endroit sont un peu au-dessus du vide ! Chapeau au chauffeur en tout cas, le trajet mérite bien les 6€ !