ROAD TRIP USA - JOUR 16
LOS ANGELES

29/05/2015

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> Trip report avec photos "people"

Dernier jour du voyage, la déprime nous guette déjà… Heureusement, on est tout de même relativement en forme malgré nos petits excès de la veille ! Il est environ 11h lorsqu’on quitte notre appartement. On s’engouffre dans les petites rues étroites et assez raides des collines d’Hollywood, en direction de Mulholland Drive, et plus particulièrement du "Hollywood Bowl Overlook"

Le point-de-vue surplombe le célèbre amphithéâtre de plus de 15.000 places, c’est assez gigantesque ! Mais à part ça, on a beau être en hauteur avec une vue bien dégagée, on ne voit quasiment rien de la ville, alors que celle-ci s’étend en principe à perte de vue. En cause : toujours ce smog très épais, qui réduit considérablement la visibilité à 2 ou 3km, guère plus. On dirait presque que la ville est noyée dans un gigantesque nuage de fumée, comme s’il y avait des incendies de forêts tout autour.

En regardant de l’autre côté, on distingue à peine le Hollywood Sign au sommet des collines.

On reprend la route afin d’aller voir le célèbre logo géant d’un peu plus près. Une fois de plus, je me félicite d’avoir passé du temps sur Google Earth avant de partir, car ce n’est pas spécialement évident de trouver comment s’en approcher. J’avais noté l’adresse du Lake Hollywood Park, qui se trouve juste en contrebas, mais encore faut-il y arriver, sans se perdre dans le labyrinthe formé par les petites routes des collines d’Hollywood ! La route indiquée par le GPS est fermée par une grande grille, et il y a plusieurs panneaux sur lesquels on peut lire : "No access to the sign". Le message sous-jacent, c'est un peu : "Touristes, foutez le camp !". J’avais en effet lu que certains habitants des environs essayent par tous les moyens de décourager les touristes de s’aventurer dans les petites rues étroites et très sinueuses de ces quartiers résidentiels. D’un côté je peux comprendre, mais bon tant pis, on y va quand même ! Je savais plus ou moins la direction à prendre, il faut juste ignorer les panneaux qui incitent à rebrousser chemin !

Après quelques minutes, on arrive donc au Lake Hollywood Park. Il y a largement moyen de se garer le long du parc sans déranger le voisinage, mais la rue est très pentue, ce n’est pas le genre d’endroit pour avoir un problème de frein ! Le parc offre une superbe vue sur le logo Hollywood, situé à peu près à 1km à vol d’oiseau. A priori c’est le meilleur endroit pour le voir de près, d’autant plus que la pelouse bien verte et les quelques arbres qui l’entourent ajoutent un peu de couleur au milieu des collines dont l’aspect est très sec. Par contre, on a beau être relativement près, on remarque toujours cette couche smog dans l’atmosphère.

Un peu plus haut que le parc, on aura l’occasion de croiser 3 types déguisés en Dark Vador et 2 de ses soldats, entrain de danser et de faire des poses improbables avec le logo Hollywood en arrière-plan, probablement pour un clip vidéo assez décalé ! J’ai eu beau chercher sur Youtube depuis, je n’ai malheureusement rien trouvé !

Prochaine étape de la journée : le Griffith Observatory, où je m’étais déjà rendu en 99. Je me souvenais de cette vue grandiose sur toute la ville de Los Angeles, qui s’étalait littéralement à perte de vue. Ca m’aurait bien plu de revoir ça une fois, mais étant donné les conditions de visibilité, ça ne sert vraiment à rien d’aller jusque-là, on ne verra de toutes façons presque rien. Je ne sais pas si c’est souvent comme ça ou si on n’a vraiment pas eu de bol, mais c’est dommage. On fait donc l’impasse sur cette étape, et on re-descend vers le centre d’Hollywood.

On emprunte une partie du célèbre Sunset Boulevard, qui n’a de célèbre que le nom, mais il ne faut pas s’attendre à un endroit magique, ce n’est jamais qu’un grand boulevard bordé de buildings, commerces, de palmiers et de grands panneaux publicitaires. J’avais néanmoins repéré (merci Google Street View !) quelque chose qui était susceptible de nous plaire à Cédric, Julien et moi : un grand magasin d’instruments Guitar Center ! L’entrée du magasin est assez sympa, avec pleins d’empreintes de mains de rockeurs célèbres, similaires aux empreintes des acteurs de cinéma devant le Chinese Theater de Hollywood Boulevard ! A proximité immédiate, il y a aussi un autre magasin de guitares, et un autre de batteries ! On s’arrête donc une petite heure juste histoire d’aller voir ce qu’ils ont et comparer les prix par rapport à chez nous. Je n’y connais rien en guitares, par contre au niveau des batteries, il y a plusieurs marques dont je n’ai jamais entendu parler. Au niveau des prix, je m’attendais à ce que ce soit bien moins cher, mais ce n’est pas vraiment le cas.

On reprend la voiture et on traverse Beverly Hills, avec ses rues aux grosses villas bordées de palmiers. Sans aucun doute un quartier où la misère fait rage, ça se voit tout de suite ! Un peu plus loin, le quartier commercial de Beverly Hills n’est pas moins luxueux, avec toutes ses boutiques pour riches, en Vuiton en voilà ! Ca vaut le coup d’œil car ce sont des images qu’on a déjà probablement vu plusieurs fois dans des films, mais sinon il n’y a pas grand-chose de spécial à voir, on se contente donc de ce petit tour en voiture, sans s’arrêter.

On continue notre traversée de la partie nord-ouest de Los Angeles, en direction de Venice Beach. Il n’y avait qu’une vingtaine de kilomètres depuis Hollywood, mais en tout il nous faudra environ 1h30 pour y arriver (sans avoir fait de détour particulier pour passer par Beverly Hills). Non pas qu’on se soit perdu, mais juste parce que la circulation est dense et qu’il y a pleins de feux rouges partout. Autant la conduite était agréable pendant tout le reste du séjour, autant ici à Los Angeles, c’est beaucoup plus stressant et énervant. A certains carrefours, il n’y a pas de feux et c’est quasiment impossible de traverser, et puis les gens roulent de façon assez agressive.

On finit par arriver à Venice Beach, sans trop réfléchir je m’engage dans le premier parking qu’on trouve, situé à quelques dizaines de mètres de la plage. Le parking est tout petit, les voitures se bloquent les unes les autres, et il faut laisser ses clefs aux "valet parking", ce sont eux qui se chargent de garer la voiture et de la ramener quand on revient. Je n’aime pas trop ce système, et en plus c’est hors de prix : 25$ !! Bon, il y avait surement moyen de trouver moins cher en allant un peu plus loin, mais la conduite dans Los Angeles m’avait déjà assez énervé comme ça, je n’avais vraiment pas envie de commencer à tourner dans les rues pour chercher ! L’avantage est qu’on est quand même à 2 pas de la plage, en plein coeur du "centre" de Venice Beach.

La petite route parallèle au front de mer est encore un très bel exemple d’enchevêtrement de lignes électriques entre les bâtiments, on se croirait presque dans un bidonville.

La plage en elle-même est plus sympa, il y a des quelques palmiers, et des dizaines de petites boutiques vendant un peu de tout et n’importe quoi. Pour les amateurs de tatouages, piercings, bibelots en tout genre et t-shirts souvenirs, il y a sans doute moyen d’y passer des heures. Il y a pas mal de monde, des touristes évidemment, mais aussi beaucoup de locaux je pense, et entre autres des hippies, des artistes, des artisans, des sportifs, mais aussi pas mal de clochards et de gens qui n’ont pas l’air très nets. N’ayant encore rien mangé de la journée, on s’arrête quelques minutes dans un petit snack, où je prends un burger au chili. Rien de bien transcendant, il y avait juste un peu de bolo avec des haricots rouges quoi.

Le soleil est bien présent et lorsqu’on regarde en l’air on aperçoit bien le ciel bleu. Par contre, dès qu’on regarde un peu plus loin, le paysage disparaît toujours dans ce nuage de smog. C’est le cas du Pier de Santa Monica, qui ne se trouve qu’à 3km, mais qu’on ne distingue quasiment pas. On décide de marcher jusque là, ce sera notre dernière balade du voyage... On longe la plage qui, contrairement au "centre" de Venice Beach, est assez déserte. La plage en elle-même n’a rien d’exceptionnel, c’est juste une gigantesque bande de sable toute droite, un peu comme à la mer du nord en Belgique, mais en plus joli quand même (c’est pas difficile). Au moins il n’y a pas cet horrible "mur" d’immeubles en béton, et il y a des palmiers tout le long du chemin qui longe la plage !

Nous voilà sur le célèbre Pier de Santa Monica, avec sa fête foraine permanente, c’est aussi un lieu qu’on peut voir dans pas mal de films. L’ambiance paraît un peu plus familiale qu’à Venice, il y a des musiciens un peu partout, c’est assez sympa. Au début du Pier, on peut apercevoir un panneau qui nous rappelle qu’on se trouve à une des extrémités de la mythique Route 66, à l’époque où celle-ci reliait Los Angeles à Chicago !

On marche jusqu’au bout du Pier, où l’on se retrouve face à l’océan. Et c’est là que Julien lâche cette phrase horrible : "Nous voici arrivés au bout de notre voyage..." Alors là bravo, il n’y avait sans doute pas mieux pour qu’on commence à entrer officiellement dans la traditionnelle période de déprime post-vacances en se disant que cette fois ça y est, c’est fini, plus que quelques heures avant le retour à la vraie vie...

On revient sur nos pas vers Venice Beach, il est environ 18h30, tous les commerces commencent petit à petit à fermer, et on remarque que plusieurs petits "campements" de clochards se forment. Comme je l’avais lu dans les guides, ça ne doit pas spécialement être un quartier très "sympa" la nuit...

On récupère notre voiture, et on se met en direction de notre dernier hôtel du séjour, un motel Travelodge, situé aux abords de l’aéroport. L’hôtel est assez joli, il y a plusieurs petites cours intérieures avec pleins de palmiers et de verdure. Par contre les chambres sont assez mal isolées, on entend assez fort les bruits de la route et les avions.

Après s’être rapidement installés, Cédric et moi allons reporter la voiture. Il faut d’abord qu’on refasse le plein, et c’est là qu’on remarque que l’essence est 1$ plus chère que quelques jours avant lorsqu’on était encore dans le désert. Tant pis, on n’a pas le choix de toutes façons. Le centre de location se trouve vraiment tout près, et c’est le jour et la nuit par rapport à la petite agence de quartier où on avait pris la voiture quelques jours plus tôt à San Francisco. Ici c’est une vraie "usine", il y a plusieurs files de voitures en parallèle, un peu comme à un gros péage en France. Une femme réceptionne nos clefs, et elle fait une inspection assez rapide et grossière de la voiture, sans même porter attention aux petites griffes qu’on avait signalé au départ. La voiture n’est pas très sâle, mais de toutes façons je pense qu’ils n’y font pas trop attention non plus, car chaque voiture qui rentre est systématiquement lavée de fond en comble, un peu plus loin dans la file. Je redoutais un peu de devoir donner quelques explications par rapport à notre petit "problème" survenu au Yosemite, mais ils n’ont fait aucune allusion à ça ! Tant mieux !

De retour à l’hôtel, on terminera la soirée dans un Denny’s juste à côté. 6° et dernier burger des vacances, ça va encore, je pensais qu’on en mangerait plus que ça !

Le retour en avion le lendemain sera assez pénible : première escale à New-york, où on décollera avec 2h de retard, pas moyen de bien dormir dans l’avion, 2° escale à Londres et puis arrivée à Bruxelles. Et là le moral est au plus bas : les vacances sont finies (et quelles vacances !!), il fait tout gris, le paysage est moche, plus de canyon nulle part, il va falloir recommencer à bosser, etc... La seule consolation sera de pouvoir se re-plonger dans le voyage aux travers des 5000 photos qu’il va falloir trier !

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