ROAD TRIP USA - JOUR 6
BODIE + MONO-LAKE
+ DEATH VALLEY

19/05/2015

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5° réveil sur le sol Californien, avec une magnifique vue sur le lac sous un grand ciel bleu ! Après un copieux petit-déjeuner omelettes et pancakes, il est temps de mettre les voiles. Un peu à contre-coeur, car l’appartement était tellement bien, qu’on serait bien restés quelques jours de plus !

On revient un peu sur nos pas par rapport à la veille, en retournant vers Mono Lake, mais en empruntant une route différente, la June Lake Loop, qui est quelques kilomètres plus longue mais beaucoup plus jolie, car elle passe au milieu des montagnes et à côtés de plusieurs petits lacs, dont le niveau de l’un deux paraît très nettement inférieur à ce qu’il devrait être. Encore un effet de la sécheresse probablement.

On traverse ensuite Lee Vining et on repasse devant le Mono Lake. Comme c’était déjà le cas la veille, il semble vraiment y avoir un micro-climat au-dessus du lac, avec un ciel bien bleu, alors que tout autour, les nuages sont bien présents. On reviendra près du lac plus tard, mais pour l’heure, on se dirige vers la ville fantôme de Bodie, un peu plus au nord.

La ville est vraiment perdue au milieu de nulle part dans les montagnes. Une fois passé le Mono Lake, on se prend une petite route partant vers l’est. Ce n’est pas la route que j’avais prévu de faire en préparant l’itinéraire, mais on a simplement suivi les panneaux (il y a en effet 2 chemins possibles, on prendra l’autre au retour). Les 12 premiers kilomètres se font sur une route bitumée, mais ensuite il faut bifurquer en empruntant une piste de terre et de cailloux, s’enfonçant dans la montagne. Ca donne un petit côté "aventure" assez sympa !

Il y a encore un peu moins de 20km à effectuer sur cette piste avant d’atteindre la ville, et on monte encore en altitude. Une conduite lente s’impose, mais d’une manière générale la piste est tout de même assez praticable. Toutefois je ne prendrais pas le risque de l’emprunter par forte pluie, ce n’est pas le meilleur endroit pour rester calé ! Notamment parce que ce serait d’abord bien galère pour se faire dépanner, sachant qu’il n’y a rien ni personne à des kilomètres à la ronde, et bien entendu, pas de réseau ! D’autant plus que je ne suis pas sûr que l’assurance interviendrait. Et puis comme je l’ai déjà évoqué précédemment, étant fan de slashers, tout qui a déjà vu le film "La colline a des yeux" sait qu’il n’est pas recommandé de tomber en rade dans un paysage désertique et rocailleux !

Le hasard faisant très bien les choses, à l’approche de la "ville" (du moins ce qu’il en reste), voilà que le mode "shuffle" de l’autoradio sur lequel on avait branché notre clef mp3, sélectionne l’intro d’un album de Dezperadoz. C’est du gros rock de cow-boys, avec une intro symphonique digne d’un grand western ! Il n’y avait sans doute pas de meilleur moment ni d’endroit pour passer ce morceau, timing parfait une fois de plus !

La ville est en fait un "State Park", il faut donc s’acquitter de quelques dollars pour y accéder. Vu le peu de touristes (du moins ce jour-là), les journées doivent paraître bien longues dans ce trou perdu pour les 2 rangers à l’entrée.

On se gare sur le parking à l’extérieur de la ville et on sort de la voiture. C’est là qu’on se rend compte qu’on est à 2500m d’altitude, car il ne fait pas plus de 3-4° (celsius, tout de même !). Le temps est bien nuageux, et pour une fois je ne le regrette pas, ça renforce encore le côté sinistre des lieux. Très bien pour les photos, ça n’aurait pas eu le même charme avec du soleil et un grand ciel bleu ! D'autant plus que la ville est très photogénique.

Le "décor" et le côté abandonné sont assez captivant, de même que le silence de mort qui règne partout. On peut observer l’intérieur des maisons par les fenêtres, tout est resté en l’état, un peu comme si le temps s’était arrêté. En se mettant ironiquement en mode "touriste emmerdeur", on dit quand même que le service d’entretien du parc pourrait au moins prendre les poussières ! C’est vraiment déplorable d’accueillir des touristes dans un endroit aussi sâle et aussi peu entretenu ! Un vrai scandale !

On restera environ 1h30 à se balader un peu au hasard au milieu de ce qu’il reste des petites maisons en bois délabrées. Contrairement à d’autres villes fantômes dont j’avais pu lire qu’elles avaient un côté trop artificiel et "attrape-touristes", celle-ci a un côté très authentique, et vaut vraiment le coup d’être visitée !

Alors que le ciel était déjà assez menaçant, voilà qu’on se prend une petite averse de grêle, on retourne donc au parking, où l’on constate qu’une grosse mouette s’est installée sur le toit de la voiture ! On quitte le parc par l’autre route, celle que je pensais prendre à l’aller. Le début est aussi une piste de terre et de cailloux, mais c’est plus court que la piste qu’on avait prise à l’aller, plus large aussi, et avec beaucoup moins de dénivelé. On finit par rejoindre la route et on entame la descente vers Mono Lake, sous un gros déluge de pluie (on a bien fait de partir, timing parfait une fois de plus !)

Arrivés au niveau du lac, la pluie s’est calmée. On bifurque vers la South Tufa Area, histoire d’aller un peu voir ce Mono Lake de plus près. Encore une fois, il semble y avoir un micro-climat au-dessus du lac, alors que tout autour, les nuages sont très denses, en particulier au nord, là d’où on vient !

Aucun contrôle à l’entrée, on s’engage donc directement sur le petit chemin qui rejoint le lac en passant à travers les broussailles.

Le paysage ne manque pas de charme : le lac est parfaitement calme et reflète les nuages aux alentours. Un peu plus loin, on peut se balader au milieu des concrétions de calcaire assez insolites, avec en arrière-plan les montagnes de la Sierra Nevada encore faiblement enneigées sur les dessus.

Le chemin forme une petite boucle dont on a assez vite fait le tour. Arrivé à la moitié de celle-ci, le vent se lève brusquement, et l’eau devient très agitée. J’ai vraiment eu de la chance de pouvoir prendre 2-3 belles photos quelques minutes plus tôt lorsque la surface du lac agissait comme un miroir. Encore une fois, timing parfait ! L’eau qui avait jusque-là des reflets bleus, a maintenant une teinte plus verte, et le soleil semble avoir de plus en plus de mal à percer à travers les nuages de plus en plus présents.

On retourne au parking, qui est envahi par une armée de mouettes, qui ont d‘ailleurs laissé pleins de "souvenirs" sur la voiture... Au moment de repartir, elles semblent vouloir nous bloquer le passage pour nous empêcher de passer ! Mais voilà qu’une voiture arrive en face, et les fera toutes s’envoler en même temps, c’était assez impressionnant !

On reprend la route car on a encore plusieurs centaines de kilomètres à faire pour rejoindre la Furnace Creek, au coeur de la Death Valley. Le paysage juste au sud du lac est assez bizarre, avec pleins de sapins qui semblent pousser au milieu de champs de graviers. Peu de temps après avoir redémarré, on se retrouve de nouveau sous un gros déluge. Il était temps qu’on parte !

Depuis le Mono Lake, il y a deux routes pour aller vers la Death Valley (qui se rejoignent à Bishop). On a pris la route 120, qui part vers le sud-est, car j’avais lu qu’elle était assez ludique, de par la présence de pleins de petites bosses. Ce que je confirme ! A un moment, on voit un panneau sur le bord de la route, qui porte l’inscription "DIPS", et sur les quelques kilomètres suivants, la route comporte en effet une succession de bosses, qui suivent le relief du paysage. Et c’est vraiment génial ! On se croirait vraiment dans une montagne russe, avec des sensations d’"air-time" assez similaires ! Ca me faisait un peu penser aux pistes de ski-cross dans les stations de ski. Je ne sais plus exactement à quelle vitesse on roulait, c’était sans doute un peu au-dessus des limitations, mais ce n’était pas excessif non plus (d’ailleurs, je n’oserais pas aller trop vite, de peur de faire décoller la voiture !). Le seul regret est que cette "attraction" ne dure pas très longtemps, je pensais que ce serait plus long (on aurait dû faire demi-tour pour le refaire une fois !). En tout cas je ne peux que conseiller de passer par cette route, ce n’est pas plus long, et on passe un très bon moment, court mais rigolo !

A proximité de la ville de Benton, on aperçoit un énorme nuage déversant de véritables rideaux de pluie quelques centaines de mètres plus loin, avec la montagne en arrière-plan. C’était vraiment très localisé, mais assez impressionnant, on voyait très bien la séparation entre la zone sèche et la zone de pluie. Je n’aurais pas voulu être en-dessous, car ça avait l’air vraiment intense ! Et juste un peu plus loin, voilà que les rayons du soleil transpercent littéralement les nuages, tout simplement magnifique !

On continue vers le sud et le ciel s’éclaircit de plus en plus, jusqu’à devenir complètement bleu. On fait un petit arrêt picnic/shopping et plein d’essence dans la petite ville de Bishop. La route ne présente que peu d’intérêt si ce n’est qu’on longe toute la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada.

Une fois arrivés à Lone Pine, on bifurque vers l’est en direction de la Death Valley. Le relief tend à s’accentuer au fil des kilomètres, on remonte un peu en altitude, mais l’aspect désertique du paysage l’emporte sur le côté montagneux, du fait des grandes étendues. Cette tendance s’inverse assez brusquement lorsqu’on entame une première grande descente dans la vallée, où on perd environ 1000m de dénivelé sur quelques kilomètres. La route devient temporairement beaucoup plus sinueuse, mais les virages sont relativement larges. On n’est pas obligés de rouler comme un escargot, mais le frein est tout de même bien utile, car ça descend bien !

Cette partie de la route est assez sympa, car elle offre des panoramas assez impressionnants, avec un effet de surprise assez inattendu, car en l’espace de quelques minutes, on se rend vraiment compte que la région est en fait très montagneuse. Ce n’est que de la caillasse à perte de vue, mais le paysage est assez grandiose, d’autant plus qu’avec avec cette lumière de début de soirée, les couleurs sont assez sympas. Je pense que si on avait fait la route en plein milieu de la journée, tout serait apparu beaucoup plus terne. Timing parfait une fois de plus !

Après de nombreux virages, on arrive temporairement dans une grande plaine désertique, mais on devine déjà que la route remonte dans les montagnes au loin. Et d’ailleurs, avant d’entamer la remontée, des panneaux invitent à couper la climatisation afin d’éviter une surchauffe du moteur ! On n’est ni à la période de l’année, ni à l’heure la plus chaude, donc pas trop de souci à se faire à priori, mais on l’a quand même coupée temporairement pour être sûr ! Toutefois je veux bien croire qu’en plein milieu de journée lorsque le soleil tape, il soit vivement conseillé de suivre cette recommandation ! Car on remonte quand même de 1000m d’un coup ! Le paysage est assez trompeur, car on n’a pas l’impression que ça monte tant que ça, mais pourtant on sent bien que la voiture a vraiment du mal.

Une fois passé le col (Towne Pass), on redescend de nouveau sur l’autre versant. On se retrouve de nouveau au milieu d’une gigantesque plaine désertique. Du fait de l’immensité du paysage, c’est très difficile d’évaluer les distances, mais aussi le relief. On a l’impression que la route est presque plate alors qu’en réalité, la pente est bien marquée, et continue pendant plusieurs kilomètres. Mine de rien on redescend de pas moins de 1500m, jusqu’à atteindre le niveau de la mer ! Une fois de plus, il vaut mieux modérer sa vitesse, car il n’y a aucun virage ni obstacle, et on prend très vite de la vitesse sans s’en rendre compte. J’ai l’impression que ça peut vite devenir incontrôlable. Et alors qu’on perd beaucoup d’altitude, en contrepartie, la température elle, n’arrête pas de grimper !

Arrivés vers le fond de la vallée, on passe devant les dunes de sables de Stovepipe Wells. J’avais prévu d’y faire une petite halte si on avait le temps, mais vu que la nuit commençait déjà à tomber (bien qu’il ne soit pas très tard) et qu’on était pressés d’arriver après cette longue après-midi de route, on a continué sans s’arrêter.

Quelques dizaines de kilomètres plus loin, on arrive enfin au Furnace Creek Ranch, un des seuls endroits d’hébergement dans la Death Valley. C’est une vraie oasis au milieu du désert, avec pleins de palmiers et de verdure, je n’imagine même pas la quantité d’eau qu’il doit falloir pour entretenir un endroit pareil. Il est un peu plus de 20h, et la température est de... 30° ! Le contraste est bien marqué par rapport au matin, où on était encore avec nos pulls et nos manteaux à Bodie, où il ne faisait que 3-4° !

Le check-in prend assez bien de temps, à cause d’un groupe de touristes qui était juste avant nous, et qui avaient vraiment l’air d’une bande d’emm******* (des suisses je pense, en tout cas ils parlaient français et allemand). On prend finalement possession de nos 2 bungalows situés à proximité de l’entrée, puis on va vite au Forty Niner Cafe, un des 3 restaurants du site, avant que ça ne ferme (c’est pas comme s’il y avait beaucoup de choix dans les environs !). C’est là que Anso décide de prendre le fameux "poulet libéré", traduction littérale tronquée due à une erreur de prononciation entre "freed chicken" et "fried chicken" !

On terminera la soirée par une petite séance de piscine, dont je me souvenais très bien pour y être déjà allé lors de mon voyage de rhéto en 1999. A la différence près qu’on y avait été en milieu de journée ... en plein mois de juillet, alors qu’il faisait plus de 50° ! Le sol était brûlant, et même la piscine avait eu du mal à nous rafraîchir, tellement l’eau était chaude ! Cette fois ça allait, c’était chaud mais pas trop non plus, juste parfait ! Par contre je ne me souvenais pas que la piscine était aussi grande.

Après une dernière petite bière devant nos bungalows, on va dormir, car il est déjà minuit et on a prévu de se lever très tôt le lendemain.

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