ROAD TRIP USA - JOUR 2
SAN FRANCISCO

15/05/2015

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Premier réveil à San Francisco, et découverte de leur système de douche assez archaïque : il n’y a qu’un gros levier pour gérer à la fois la température et la pression, mais si on veut de l’eau chaude, on est obligés de mettre la pression à fond… Ce sera comme ça dans plus de la moitié des hôtels qu’on a visités. Pour un Etat comme la Californie qui est en sécheresse depuis 4 ans et qui, quelques semaines avant, prenait même des mesures d’urgence pour réduire de 25% la consommation d’eau, c’est pas génial... Ils pourraient déjà revoir leur système de robinetterie, ça ferait déjà quelques économies je pense.

Pas de petit-déjeuner à l’hôtel (comme c’était le cas la plupart du temps d’ailleurs), on se rabat donc sur un Starbucks pas très loin, où je prends un smoothie glacé à la fraise, étonnamment pas trop sucré, et un morceau de cake noix-banane, sauf que ça sentait pas la banane (mais bon quand même). Ced et Anso qui s’étaient levé un peu plus tôt, avaient tenté un petit-déj plus conséquent dans un dinner, mais assez cher apparemment.

On se dirige vers Market Street un peu plus bas pour aller prendre le tram qui doit nous emmener au Pier 33 pour prendre le bateau vers Alcatraz. J’avais lu qu’il était possible d’acheter des cartes de bus à la journée à Union Square, mais on n’a jamais trouvé l’endroit. Sur Market Street, un chauffeur de bus nous a indiqué qu’il fallait aller aux magasins Walgreens, mais vu que le temps passait et qu’on avait réservé pour 9h30, on s’est dit que c’était trop juste pour continuer à chercher.

On a donc pris des tickets à l’unité directement dans le premier Historical Streetcar qui passait. Ils sont jolis de l’extérieur, avec un côté très rétro, mais à l’intérieur si on n’est pas assis (ce qui était notre cas), c’est pas évident pour repérer ce qu’il y a à l’extérieur vu que les fenêtres sont assez petites.

Ne connaissant pas bien les différents arrêts, on a réussi à descendre un arrêt trop tôt. Bon heureusement ce n’était pas trop loin, mais on a quand même marché vite, de peur d’arriver en retard. Pas de souci cependant en arrivant sur place, vu que les dizaines de gens qui avaient réservé en même temps que nous étaient encore tous parqués dans la file en attendant que le bateau amarre. Au final notre timing était parfait ! On aura l'occasion de se faire la même réflexion plusieurs fois durant le séjour, ça deviendra une de nos "expression culte" des vacances !

Nous voilà sur le bateau pour quelques minutes. San Francisco s’éloigne peu à peu, on a une belle vue sur le Downtown et sur une des collines dominée par la Coit Tower (où on ira plus tard). Alcatraz se rapproche, et au loin on peut apercevoir le célèbre Golden Gate. Dommage que le ciel était très nuageux, mais le soleil fera son apparition un peu plus tard. C’est déjà pas mal qu’on n’ait pas eu de brume masquant totalement le paysage, comme c’est apparemment très souvent le cas.

Il y a une mouette qui nous a bien fait rire car elle n’arrêtait pas de suivre le bateau. Oui je sais c’est très con mais c’était rigolo sur le moment-même ! Et puis je me prends mon premier bide de blague nulle des vacances en demandant si on allait commencer la visite par le "coaster de la mort". Bon, je le reconnais, ça méritait bien un bide... Mais ça aura au moins le mérite d’être la deuxième expression culte des vacances !

Après quelques minutes, on arrive à l’embarcadère d’Alcatraz. Il y a un petit quelque chose qui me fait penser au film Shutter Island ! On a droit à un petit speech d’un ranger avec un bon sens de l’animation, puis on monte vers l’entrée du bâtiment principal et on commence la visite.

On passe d’abord par la grande salle des douches, et c’est là qu’on reçoit les audio-guides pour faire la visite. Ils sont disponibles en plusieurs langues dont le français, et c’est assez bien foutu, il n’y a qu’à se laisser guider. C’est d’ailleurs assez drôle car quand on met le guide en pause pour prendre des photos, ou qu’on enlève le casque, on se rend compte que l’ambiance est relativement silencieuse, alors que c’est blindé de monde (car oui, les touristes défilent en masse, et ce dès le matin). On passe successivement dans les couloirs de la prison, la cour extérieure, la cantine, les cellules d’isolement, avec chaque fois des petites anecdotes.

J’étais assez étonné d’apprendre que les gardiens vivaient là sur l’île, dans des maisons séparées, avec leur famille, juste à côté du bâtiment principal. Depuis l’avant de l’île, on a une très belle vue sur la pointe nord de San Francisco, et on se rend bien compte du dénivelé, encore que de loin, ça ne paraît pas si impressionnant que lorsqu’on est dans la ville. La côte n’est pas si éloignée que ça, mais apparemment pour les célèbres évadés d’Alcatraz, c’était impossible de la rejoindre à la nage à cause de la température et des courants.

Après environ 2h de visite, passage obligé vers la boutique souvenir. On n’a rien acheté mais c’est là qu’on a commencé à se faire une liste des films qu’il faudrait regarder au retour, tournés dans tous les lieux visités. On reprend le bateau, et le soleil fait enfin son apparition, c’est tout de suite plus joli !

Débarquement sur le Pier 33, puis on marche quelques minutes vers le célèbre Pier 39 pour aller observer les célèbres pontons squattés par des centaines de lions de mer. C’est vraiment la grosse "attraction" du coin, les gens s’agglutinent en masse devant les pontons, mais c’est rigolo à regarder ! La plupart sont affalés presque les uns sur les autres et se dorent au soleil, certains ont l’air de vraiment poser pour les touristes. Et c’est assez marrant de les voir jaillir hors de l’eau pour se hisser sur les pontons (le truc impossible à faire pour nous). Et outre le fait que ça pue un peu, ça fait aussi énormément de bruit. Ca gueule dans tous les sens, c’est un bête cri, assez rigolo en fait, un peu dans le genre "Onk Onk Onk" (j’imite bien n’est-ce pas ?!)

Bon c’est bien joli les lions de mer mais on ne va quand même pas s’éterniser 3h (on est déjà restés un bon quart d’heure). On traverse l’allée principale du Pier 39, dont mon père m’avait dit que c’était "Disneyland". Ben oui c’est un peu vrai, c’est LE coin à touristes avec que des restos et des boutiques souvenirs. Bah, ça tombe bien, on est touristes ! On s’arrête quelques minutes dans un snack pour se remplir l’estomac avec un "Clam Chowder" : un gros pain évidé et rempli d’une sorte de grosse soupe épaisse. C’est pas trop cher et ça cale bien !

Histoire de digérer tout ça, on se dirige ensuite vers la Coit Tower toute proche. Je savais qu’il y avait un bus qui y montait, mais voyant que ça n’avait pas l’air si loin que ça, on a décidé d’y aller à pied. Ce n’est effectivement pas très loin, mais ça monte pas mal (enfin, rien d’insurmontable non plus). La route nous offre une belle vue sur un gros paquebot de croisière dans la baie, ainsi que sur le Bay Bridge juste derrière.

Depuis le parking au pied de la tour, on a une vue sur une partie de la ville, entre autres sur les célèbres lacets de Lombard Street où on ira après, ainsi que sur le Golden Gate au loin. Mais on ne voit quand même pas grand-chose car il y a pleins d’arbres tout autour. Il faut vraiment monter dans la tour pour en profiter.

L’accès est payant, d’après mes recherches lors de la préparation du voyage, j’avais eu deux prix différents : 3$ ou 7$ par personne. Bon ben c’était plus cher : 8$ au final. Pas super bon marché juste pour monter dans ascenseur mais tant pis (c’est le seul accès, pas moyen de monter à pieds). Alors qu’on était dans la file, on remarque que l’employée au guichet parle parfaitement le français, normal puisque c’était une française d’origine, qui a vécu un peu en Belgique aussi, et a fini par émigrer aux Etats-Unis. Elle avait l’air un peu surprise de voir autant de francophones à la fois, car il y en avait d’autres dans la file un peu avant nous.

La montée se fait donc via un ascenseur très ancien, et une fois au sommet, on a une superbe vue à 360° sur la ville. La vue se fait via des petites fenêtres, mais ça vaut quand même vraiment le coup, d’autant plus qu’il faisait super beau. Par contre, il y a un courant d’air de malade là au-dessus, notamment lorsqu’on se plaçait en face d’une fenêtre en particulier, celle donnant sur Lombard Street, où le vent était vraiment fort ! C’était un vrai défi de prendre des photos sans bouger d’ailleurs !

En redescendant, passage obligé par la boutique souvenir, où on aperçoit sur les étalages un mystérieux cd d’une certaine Virginie Marine, qui à priori n’a rien à voir avec tous les autres souvenirs vendus dans la boutique… En regardant la pochette de plus près, on remarque qu’il s’agit en fait de la femme qui nous a vendu les tickets à l’entrée, qui est donc aussi chanteuse ! On n’a pas acheté le cd, mais on était quand même tous curieux de savoir ce qu’elle chantait exactement, et on s’est posé la question pendant plusieurs jours ! La fin du suspense viendra ultérieurement !

Etape suivante : Lombard Street, la célèbre rue en lacets avec un fort dénivelé. En fait, lorsqu’on quitte la Coit Tower, on se trouve déjà à une des extrémités de Lombard Street. Mais pour aller jusqu’aux lacets, il faut d’abord redescendre dans le creux entre les 2 collines Telegraph Hill et Russian Hill, et la pente est ... bien pentue ! Je ne peux évidemment pas m’empêcher de faire les photos "classiques" de touristes, mais bon, on est là pour ça après tout !

Une fois arrivés entre les deux collines, il faut remonter sur 3-4 pâtés de maisons avant d’arriver jusqu’aux lacets. Et là encore, ça grimpe vraiment fort, à chaque bloc la pente devient de plus en plus ardue, la dernière portion est vraiment hard ! Petit conseil pour les filles : n’allez jamais là-bas avec des chaussures à hauts talons, sinon c’est la dégringolade assurée !

Les maisons sont en général assez jolies, j’imagine qu’il doit s’agir d’un quartier assez aisé. Par contre dans certaines rues perpendiculaires, il y a souvent ces horribles enchevêtrements de lignes électriques dignes d’un bidonville. C’est comme ça dans beaucoup d’endroits aux Etats-Unis, et c’est très laid !

On arrive enfin devant le célèbre tronçon de Lombard Street avec les lacets. Là encore, il y a beaucoup de monde, la police fait même la circulation pour laisser les gens traverser. Encore un dernier effort pour monter jusqu’en haut ! Au final, quand on est "dedans", ce n’est pas si exceptionnel que ça, on ne rend pas bien compte du côté insolite de la rue, beaucoup moins que quand on la voit de loin en fait (depuis la Coit Tower par exemple). Idem une fois arrivés au sommet, ok on voit que c’est vraiment raide, mais on ne distingue pas tous les lacets notamment à cause des haies qui les entourent. Mis à part ça, la rue en elle-même est très jolie, avec encore pleins de belles maisons et de beaux arbres, ce qui était aussi déjà le cas à l’extrémité de la rue près de la Coit Tower.

Etape suivante : le Golden Gate ! Ben oui quand même, on ne peut pas visiter San Francisco et faire l’impasse sur cette icône de la ville. En super organisateur, j’avais un peu étudié le plan des lignes des bus (enfin au moins les lignes qu’on était susceptibles de prendre), et en l’occurrence il fallait prendre le bus 28 pour aller jusqu’au Visitor Center à l’entrée du pont. On redescend donc vers Fisherman Wharf, via la rue empruntée par le cable-car Powell-Hyde , qu’on prendra au soir pour retourner. Encore une fois, la rue est bien raide.

Une fois arrivés en bas, on se met à la recherche de ce bus 28, qui était quand même plus loin que ce que j’avais prévu, on a dû marcher 20 bonnes minutes avant de le trouver. On reprend chacun un ticket single, en espérant qu’il soit encore valide pour le retour, mais à vrai dire on n’a pas super bien compris leur système de tickets : c’est juste une bande de papier graduée avec les heures, que le chauffeur coupe. On a supposé que la coupure du bas indiquait l’heure maximum de retour (si oui c’était plus que les 90 minutes "officielles"), mais tout ça a l’air un peu archaïque et très approximatif, bien loin des systèmes modernes de chez nous.

Après quelques minutes de trajet, nous voilà enfin à l’entrée du Golden Gate ! La lumière n’était pas idéale pour les photos, étant donné que le soleil commençait à se coucher, et qu’on était en contre-jour, j’ai dû faire pas mal de retouches. On aurait mieux fait de le visiter en fin de matinée, mais bon tant pis, je note pour la prochaine fois !

Au final, ben c’est juste un grand pont quoi ! Et en plus pourquoi est-ce qu’il s’appelle "Golden" alors qu’il est rouge en fait ?? Enfin non, visiblement la couleur officielle ce n’est pas rouge, mais "orange international" (c’est pas moi qui l’ai inventé !). Quoiqu’on a trouvé un petit morceau de la barrière un peu écaillé, et en-dessous du rouge, c’était bien doré ! Enfin, trêve de plaisanterie, c’est assez gigantesque quand même !

Il y avait beaucoup de vent, mais ça ne nous a pas empêché de marcher jusqu’au premier pilier soutenant les énormes câbles. On se sent vraiment tout petit quand on est juste en-dessous !

On reprend le bus dans l’autre sens en direction de Fisherman Wharf, en s’arrêtant à mi-chemin pour aller voir le Palace of Fine Arts. On a juste fait le tour du parc pendant environ 1/2h, c’est assez joli, et le bâtiment est plus imposant que ce que je pensais.

On reprend le bus une dernière fois, mais on a dû attendre pas mal de temps, on était loin de la fréquence annoncée sur l’horaire. Par contre, notre ticket était visiblement toujours valide, alors qu’on l’avait acheté au moins 2h avant, mais on va pas s’en plaindre !

On arrive près de Fisherman Wharf, et on se dirige vers le terminus du cable-car Powell Hyde, afin de retourner à Union Square. Il y a de la file (moins que plus tôt dans la journée), mais c’était encore raisonnable, on a dû attendre seulement un gros quart d’heure, heureusement que ce n’était pas plus long d’ailleurs, car il commençait à faire sérieusement froid. C’est assez surprenant de voir que lorsque les trams arrivent, ils sont poussés à la main par des employés sur une grosse plaque tournante, afin de leur faire faire demi-tour. Tout se fait encore manuellement, à l’ancienne, c’est assez insolite ! Par contre, le truc un peu con, c’est qu’au lieu de faire payer les gens lorsqu’ils sont dans la file sur le quai, ils font payer les gens à l’intérieur lorsque le tram a déjà démarré et qu’il bien bondé, pas très pratique...

On a bien fait de prendre le tram au terminus, car mis à part les 2-3 premiers arrêts où ils acceptent encore quelques personnes, aux arrêts suivants, il ne s’arrête même plus car une fois que c’est plein, c’est plein ! Il n’y a d’ailleurs pas assez de places pour tout le monde à l’intérieur, les derniers qui sont montés doivent rester debout sur les flancs du tram, en s’agrippant aux barres verticales, comme on peut le voir sur toutes les cartes postales ! Ca a son charme, et c’est là qu’on regrette de ne jamais pouvoir voir un truc comme ça chez nous, tellement on nous bassine avec des mesures de "sécurité" paranoïaques pour tout et n’importe quoi.

Dès le début du trajet, ça grimpe assez bien. Aux 2-3 premiers arrêts où ils acceptent encore des gens, le tram s’arrête seulement sur les endroits plus ou moins plats, autrement dit en plein milieu des carrefours, peu importe la couleur des feux et tant pis si ça bloque la circulation ! Le trajet jusque Union Square dure une vingtaine de minutes, avec beaucoup plus de côtes que ce que j’imaginais ! J’avais la chance d’être tout à l’arrière, donc j’ai bien pu profiter de la vue !

Arrivés à Union Square, on cherche un endroit pour manger, mais on ne mettra pas longtemps à se décider, et on finira au Lori’s Dinner. La déco est très sympa, ça fait vraiment "dinner à l’américaine". Pas de burger gargantuesque à la carte, mais quand même notre premier burger US ! Il était bon, mais rien d’exceptionnel non plus cela dit. A noter que le serveur était vraiment aux petits soins, ça se voit qu’ils le veulent leur pourboire ! Rien à faire je n’aime pas ce système, mais il faut reconnaître que grâce à ça, les serveurs sont en général très sympas.

22h, on est crevés, on rentre ! Mine de rien on a marché beaucoup toute la journée. Et pas que sur du plat !! Une remarque à ce propos : il ne faut pas trop se fier à Google Earth ni même à Google Street View en préparant sa visite, les rues étant souvent plus pentues que ce qu’on pourrait croire, et ce partout dans la ville.

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