ISLANDE - COTE SUD-OUEST

02/05/2015

> Golden Circle + Reykjavik
> Côte sud-ouest

Deuxième journée de tourisme en Islande, avec au programme du jour : la côte sud-ouest, qui est aussi une des excursions phares au départ de Reykjavik. Mis à part un petit col de montagne à quelques kilomètres à l’est de la ville, la première heure de route ne présente que très peu d’intérêt (voire aucun) : ce ne sont que des grandes plaines avec des cailloux en gros. Par contre, après quelques dizaines de kilomètres les premières montagnes font leur apparition, et le paysage devient assez brutalement beaucoup plus intéressant, avec la mer à droite, et les montagnes à gauche.

La route passe juste à côté (ou à quelques centaines de mètres) des flancs de montagne, avec de temps en temps l’une ou l’autre cascade, ou encore des endroits jonchés de pierres qui ont dû rouler jusque là suite à des éboulements il y a longtemps. Et c’est là qu’on dit qu’il valait certainement mieux ne pas être là au moment où ça s’est produit, car il est plus judicieux de parler de blocs de roche plutôt que de simples pierres en fait, certains faisant probablement plusieurs mètres.

Et on arrive devant celui qui a bien fait parler de lui et qui a paralysé les avions pendant plusieurs jours en 2010 : le volcan Eyafjallajokül (encore un nom super facile à retenir). A première vue, c’est une montagne comme une autre, pleine de neige, et il serait impossible de deviner qu’il y a un volcan, mais il se trouve bien là derrière !

Quelques kilomètres plus loin, on arrive à la cascade de Skogarfoss. C’est plein de touristes, mais c’est justifié car elle vaut le coup d’œil ! Elle mesure environ 60m de haut sur 25 de large, et se trouve dans une sorte de petite crique. Je pensais que ce serait impossible d’aller très loin sans être trempé, mais pas du tout ! On pouvait s’approcher relativement près, peut-être aussi parce que le vent soufflait dans le bon sens, et que le débit n’était au final pas si important que ça, même si la chute paraît impressionnante. Au plus près, il fallait juste faire attention à ne pas glisser sur les cailloux, qui étaient tout de même recouverts d’une belle couche de verglas (ça doit bien re-geler la nuit). Et avec le soleil juste devant, on peut voir très distinctement un double arc-en-ciel devant la cascade !

Vue de la cascade quelques mètres plus haut, après avoir gravi un petit chemin en pente suivi d’un escalier d’environ 400 marches ! Ce n’est pas de tout repos, mais la vue depuis le dessus de la cascade est pas mal aussi, et permet de voir un arc-en-ciel encore plus grand.

Encore quelques kilomètres plus loin, on arrive aux falaises de Dyrhólaey, qui surplombent la plage de sable noir de Reynisfjara. Prendre des photos sans bouger depuis cet endroit était presque impossible étant donné le vent très fort qui soufflait en continu !

Autant il faisait encore super beau quelques kilomètres en amont, autant le ciel a brusquement changé à partir d’un certain point. On s’est réfugiés 2-3 minutes dans la voiture lorsqu’une petite pluie de grésil s’est mise à tomber (car avec le vent, c’était pas super agréable). Mais il est apparemment de coutume que la météo change assez rapidement en Islande, et effectivement, très peu de temps après, les éclaircies étaient déjà de retour.

A l'autre bout de la plage, soit environ 3km plus loin à vol d'oiseau (mais au moins 15 par la route !), on arrive devant une autre curiosité locale : une falaise avec 2 sortes de cavernes, et entre les 2 des formations rocheuses très particulières, ressemblant un peu à des colonnes de différentes hauteurs mais très régulières.

La plage est recouverte de milliers de galets très lisses et "tout doux" (c'est pas moi qui l'ai dit !). Ca n'a l'air de rien comme ça sur les photos car c'est pris avec un grand-angle, mais quand on est en-dessous, la falaise est assez impressionnante, on se sent vraiment tout petit.

On reprend doucement le chemin du retour vers Reykjavik, en empruntant la même route qu'à l'aller mais en sens inverse. On repasse devant le glacier Mýrdalsjökull, qui 2-3 heures plus tôt était encore complètement noyé dans le brouillard. Enfin l'expression "repasser devant" n'est pas vraiment adéquate, car vu sa taille (près de 600km2), on est restés "devant" une bonne partie de la journée en fait. Il y a juste une langue du glacier qui descend quasiment jusqu'au niveau de la mer, à proximité de la route principale. Le ciel est maintenant bien dégagé, autant faire un petit détour pour aller voir tout ça de près !

La "route" d’environ 5km qui y mène est une de ces fameuses "pistes" islandaises, entendez par là un chemin de cailloux sur lequel il est préférable de rouler en 4x4 (heureusement qu’on avait été surclassés lors de la location, car je ne pense pas qu’on se serait aventurés là-dedans avec une petite voiture citadine). En tout cas même avec un 4x4, on n’avance pas très vite (du moins j’ai pas osé, n’étant pas trop habitué !).

Après cette piste et quelques centaines de mètres de marche, nous voilà devant la langue du glacier : bon ben c’est un gros glaçon quoi, mais vraiment gros quand même ! Sur les bords, il est assez sâle, on dirait presque des rochers, mais c’est bel et bien de la glace mélangée à de la poussière et des débris de roche. On a marché quelques mètres dessus (pas trop loin, car c’est quand même un peu dangereux, c’est pleins de crevasses partout), et c’est là qu’on se rend compte que c’est tout de même assez gigantesque. Et encore, ce n’est que le bout, la partie émergée de l’iceberg si je puis dire… enfin du glacier. Bref, marcher sur un glacier : ça, c’est fait !

Dernier arrêt de la journée : la cascade Seljalandsfoss, qui se trouve juste à la limite de la zone montagneuse longeant la route, juste avant de revenir sur les plaines. On y était passés au matin, mais elle était complètement à l’ombre, on s’était dit que serait certainement plus beau en fin de journée avec le soleil en face, et de fait !

La cascade est un peu moins large et moins impressionnante que l’autre, elle paraît aussi un peu moins haute, mais ce n’est qu’une impression car elle mesure également environ 60m de haut. L’originalité du site est qu’il y a un petit chemin sous la roche qui passe à quelques mètres derrière la chute, et qui offre une vue assez spectaculaire ! Par contre il vaut mieux prévoir un bon k-way car avec les remous, on peut être vite bien trempé si on reste trop longtemps (et il faut prendre les photos puis remettre l’appareil dans la housse en vitesse, sans quoi il risque d’être bien humidifié lui aussi). Bref, marcher derrière une cascade, ça, c’est fait aussi !

Et voilà qui met un terme à cette deuxième journée touristique en Islande. On n'a fait que quelques sites facilement accessibles, mais il y avait déjà beaucoup de choses à voir sur une distance finalement assez courte. J'ai l'impression que si on voulait explorer tout ça plus en profondeur, on pourrait facilement y passer plusieurs semaines. J'ai bien l'intention de revenir faire des vraies vacances un peu plus longtemps en tout cas. Et à mon avis, le mieux est de partir un peu plus tard (peut-être à partir de mi-juin), lorsque l'herbe recommence à devenir bien verte, ça doit être encore plus joli.

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