NUITS DE SOLOGNE

Lamotte-Beuvron - 01/09/2018

Novembre 2017 : après deux ans d'incertitude par rapport à la perennité de l'événement suite à la vente des terrains du site d'origine, le verdict tombe enfin : les Nuits de Sologne continuent bel et bien, sur un nouveau site situé à Lamotte-Beuvron, à quelques kilomètres seulement de l'ancien.

Et quel site ! Celui-ci est incroyablement plus vaste, et ressemble un peu à une grande plaine de festival, avec ses tours de sono, sa zone vip, sa régie, et ses nombreux stands de part et d'autre du site. On ne peut que saluer les efforts colossaux qui ont dû être mis en oeuvre par les bénévoles pour réaliser un tel "déménagement" en quelques mois seulement.

Et malgré le fait que pas moins de 18.000 personnes avaient fait le déplacement, le site paraissait bien vide sur toute la partie droite, étant donné que la majorité des spectateurs détenteurs d'un billet "pelouse" restaient (à tort) dans la partie gauche, au plus proche de l'entrée. En tout cas, il y avait encore largement assez de place pour pouvoir accueillir plusieurs milliers de personnes (du moins sur le site du spectacle, car au niveau des parkings et de la mobilité, c'est peut-être plus délicat).

Le site a changé, mais la formule reste la même : une soirée en deux parties, avec pour commencer un conte pyrotechnique d'environ 40 minutes, consacré cette année à "Pinocchio". Une bonne occasion de se remémorer cette histoire d'enfance, dont j'avais oublié une bonne partie avec le temps.

Au niveau du show proprement dit, le grand changement résulte directement du nouveau site, avec une façade de tir d'environ 300m, contre 200 auparavant, ce qui fait une sacrée différence. D'autant plus que le site étant moins confiné entre des arbres, ça renforce vraiment cette impression de largeur. Le petit revers de la médaille est qu'on se trouve un peu trop souvent face à une façade pyrotechnique très étendue mais relativement basse, il manque un peu de bombes de plus gros calibres pour remplir le ciel à plus haute altitude.

Malgré quelques petits soucis techniques sur un des postes de gauche, et quelques passages parlés parfois un peu longs, souvent accompagnés de bombes feuilles mortes, le spectacle était tout de même très réussi. La bande-son est toujours très soignée, on se laisse facilement entraîner dans l'histoire, et l'intensité des effets pyro en toile de fond est toujours en accord avec la musique, rien à redire là-dessus. Le show comprenait quelques produits assez sympas, et une utilisation accrue de mono-coups par rapport aux éditions précédentes. Des tableaux très colorés alternaient avec d'autres plus monochromes, avant de terminer par un bouquet final tout en blanc clignotant, assez dense et très lumineux, mais comme je le disais plus haut, il manquait peut-être juste quelques bombes de gros calibre pour englober le tout.

Sur ce, voici déjà la vidéo et les photos de cette première partie. N'étant pas habitué au nouveau site et à la nouvelle façade, c'était un peu délicat d'évaluer le cadrage. Après-coup, je me suis rendu compte que j'étais trop large, j'aurais pu resserrer un peu. A retenir pour les années futures !

Une deuxième série de photos, avec un recadrage un peu plus serré.

Après une attente un peu longue due un départ d'incendie sur une des plate-forme élévatrice, place à la deuxième partie de la soirée : la Symphonie Pyrotechnique. Avec d'emblée une première constatation : à l'issue des 40 premières minutes de show, pas de grosse ligne de fumée stagnante au-dessus de la zone de tir, comme c'était systématiquement le cas les années précédentes. Le site étant beaucoup moins confiné et ne se trouvant pas dans une zone humide, ça a sans doute eu un effet bénéfique à ce niveau-là. Seul l'avenir le confirmera, mais en tout cas pour cette année, la fumée n'a pas posé de problème, et on ne va pas s'en plaindre !

Et c'est parti pour 21 minutes de spectacle, encore une fois haut en couleurs. A propos de couleurs justement, mention spéciale aux bombes en ellipses multicolores (2° et 8° photos ci-dessous), aux couleurs assez intenses, vraiment superbes. Ou encore les toutes petites bombes feuilles mortes, très silencieuses, et également de différentes couleurs.

Après une grosse moitié pendant laquelle on se serait cru dans un film, sur fond de musique très symphonique et assez entraînante, on change de registre avec une séquence de musiques irlandaises, très entraînante elle aussi, mais peut-être un peu trop longue, de par le fait qu'elle se composait essentiellement de produits de couleur verte.

Et c'est sur la célèbre chanson "Think" de Aretha Franklin, décédée quelques jours plus tôt, que s'achèvera cette symphonique pyrotechnique, avec un pré-bouquet relativement long et une belle montée en intensité au fil des différents couplets de la chanson, suivi du bouquet final, très coloré, rythmé, intense, histoire de terminer la soirée en apothéose. Un pur régal, et de mon point de vue, je dirais que c'était sans doute un des meilleurs bouquets de ces dernières années sur cet événement. Une chose est sûre : les Nuits de Sologne ne sont pas mortes !

Deuxième série de photo, en cadrage plus serré.