GRAND FEU DE GENEVE

Genève - 11/08/2018

Une semaine après la Fête du Lac d'Annecy, c'est au tour de Genève d'enflammer sa rade ! Les Fêtes de Genève n'existent plus, seul le grand feu d'artifice a miraculeusement survécu, du moins cette année, grâce à des financements privés.

Conséquence bénéfique de la disparition des Fêtes de Genève : les quais autour de la rade sont enfin complètement libérés des innombrables bars et autres foodtrucks, ainsi que des attractions foraines, beaucoup moins nombreuses et placées un peu plus loin. Fini aussi terrasses privées et zones payantes, cette année tout le monde peut assister au feu gratuitement, et il y a beaucoup plus de place. Enfin tout est relatif car l'événement attire toujours plusieurs centaines de milliers de personnes (environ 400.000 selon les chiffres officiels), mais il est certain que par rapport aux années précédentes, plus de gens ont sans doute pu mieux profiter du feu.

Quelques photos prises depuis la zone pyro pour commencer, en début d'après-midi, alors que les barges commençaient à être disposés au centre de la rade. On ne voit ici que la partie émergée de l'iceberg !

Et c'est parti pour un peu plus de 40 minutes de spectacle, avec cette année, le grand retour de la disposition en cercle, permettant à tout le monde d'avoir la même vision de la majeure partie du feu. L'autre partie était constituée d'une ligne de pontons d'environ 80m, disposés au fond de la rade, plus ou moins au centre et non pas autour du jet d'eau comme c'était souvent le cas lors des éditions antérieures. Et en parlant du jet d'eau, contrairement aux années précédentes où il s'allumait en général seulement vers la fin du spectacle, il est cette fois resté allumé du début à la fin, et était illuminé au moyen de projecteurs et de lasers. Le point positif est qu'il offrait un décor au feu, par contre il manquait peut-être le côté un peu "féérique" de l'allumage, qui faisait autrefois partie intégrante du show, et qui était toujours un moment très attendu car il annonçait en général l'imminence du bouquet final.

Concernant le feu en lui-même, celui-ci était bien équilibré, alternant des tableaux bien puissants, et d'autres plus calmes et plus raffinés. Il y avait également une bonne répartition entre les séquences sur le cercle au centre de la rade, et celles sur la ligne de pontons tout au fond, je n'ai en tout cas pas eu l'impression d'avoir trop de séquences un peu redondantes d'un point de vue visuel.

La ligne de pontons au fond de la rade, parlons-en un peu justement ! Je m'étais placé expressément au jardin anglais pour être bien en face, ce qui était un bon choix. Le fait que cette ligne soit assez éloignée n'était pas réellement un problème, ça donnait même une autre perspective au feu. Ces pontons comprenaient un grand nombre de mono-coups, avec de très nombreuses salves et rafales très réussies, qui contrastaient très bien avec le côté parfois un peu "bourrin" des bombes (dans le sens où à certains moments, il y a parfois trop de bombes identiques et assez basiques en même temps, ou à l'inverse, trop de produits différents, donnant parfois un aspect un peu brouillon). On a également eu droit à plusieurs salves formant des dessins : smileys, coeurs ou encore le drapeau suisse, chaque fois accompagnés d'une réaction très enthousiaste du public !

Et puis il y avait les bouquets ! Oui oui, j'ai bien dis "LES" bouquets, au pluriel ! Le feu était divisé en 3 actes, chacun se finissant bien évidemment en apothéose ! Bombes filet argent pour le premier, et pivoines blanc clignotant pour le deuxième, le tout avec son lot de marrons d'air bien évidemment. Quand au dernier bouquet, il a littéralement noyé la rade sous une pluie de fines particules d'or, ce qui visuellement était très joli, par contre il était étonnament un peu moins puissant que les 2 autres, du moins d'un point de vue sonore (sentiment sans doute renforcé aussi par le fait qu'il était beaucoup moins lumineux). Je ne remets pas en cause l'importance du bouquet, qui est de toutes façons beaucoup plus gros que sur beaucoup d'autres feux, mais pour avoir déjà assisté à plusieurs feux à Genève, je m'attendais à ce que la puissance monte crescendo par rapport aux deux bouquets précédents, avec une orgie de marrons d'air, ce qui n'a pas été le cas. Du moins pas comme je m'y attendais, car à la fin du feu, après un petit blanc d'environ 3 secondes, on a bien eu une dernière salve-surprise de marrons d'air. L'effet de surprise était bien présent, mais à choisir j'aurais préféré voir ces marrons exploser un peu plus tôt, dans les dernières secondes du bouquet.

Sur ce, voici la vidéo intégrale (dont un court passage audio a dû être coupé afin d'éviter un blocage complet dû aux droits d'auteur).

Et les photos, malheureusement un peu gâchées par la fumée, surtout à partir de la 15° minute. Il était prévu que le vent tourne dans la soirée, ce qui était aussi une raison pour laquelle je m'étais finalement placé au jardin anglais et non au bout du pont du Mont-Blanc comme je l'avais initialement prévu. Il a effectivement changé de direction plusieurs fois pendant le feu, mais au final c'est probablement au jardin anglais et sur le pont du Mont-Blanc qu'on a le plus souffert de la fumée, sans que ce soit catastrophique non plus, j'ai connu bien pire, et au moins on avait la bonne odeur de la poudre !