NUITS DE SOLOGNE

Nouan-le-Fuzelier - 02/09/2017

Après un mois d'août très chargé, les deux premières semaines de septembre s'annoncent elles aussi très riches en pyro, avec 3 événements majeurs : Nuits de Sologne, Masters de Feu, et le Grand Feu de Saint-Cloud. Direction Nouan-le-Fuzelier pour le premier d'entre eux, un rendez-vous annuel depuis 2010, peut-être pour la dernière fois malheureusement, j'y reviendrai à la fin.

La météo est de la partie, le site est prêt et le public n'a pas encore investi les lieux, c'est le moment pour faire quelques photos des installations. Outre les chandelles et mono-coups, on trouve beaucoup de pièces sur mâts et sur structures élévatrices, un grand nombre de robots de lumière, ainsi qu'une grande cascade de plusieurs dizaines de mètres de long. Il reste juste à espérer que celle-ci ne noie pas le site dans la fumée, c'est toujours risqué, d'autant plus que le site a tendance à s'enfumer assez vite. J'apprendrai néanmoins que la cascade n'est prévue qu'à la fin du premier feu, le risque est donc limité.

21h15, la nuit tombe tout doucement, alors qu'un groupe de blues/rock se produit sur la scène central afin de faire patienter le public. C'était une très bonne idée, ça changeait un peu des fanfares durant les années précédentes.

Première partie de la soirée : le conte pyrotechnique, qui avait cette année pour thème Le Livre de la Jungle. Malgré quelques longueurs dans certains passages parlés entre les tableaux, le show était une de fois de plus haut en couleurs. Pas mal de mono-coups bien calés sur la bande-son (j'ai l'impression que leur nombre a tendance à augmenter d'année en année), dont certains très lumineux, voire même parfois carrément aveuglant ! Difficile de ne pas "cramer" certaines photos du coup, et même la vidéo sur certains courts passages. Dommage, notamment pour une séquence de 4 éventails de mono-coups en rafale, formant chacun un arc-en-ciel. L'effet était splendide, mais je n'ai malheuresement pas pu l'immortaliser vu l'intensité lumineuse.

Comme chaque année, la bande-son était très travaillée, on a vraiment l'impression d'être en plein dans un film, la pyro et les effets de lumières remplaçant les images, toujours en parfaite harmonie avec l'intensité et l'ambiance dégagée par la musique. Je retiendrai notamment une séquence évoquant le réveil d'un nid d'abeilles s'envolant dans un bourdonnement strident, illustrée au moyen de centaines de toutes petites comètes sifflantes avec un petit effet crépitant à la fin. L'effet était en lui-même n'avait rien de spectaculaire visuellement, mais son utilisation était réfléchie, en parfait accord avec la bande-son.

Le conte s'est achevé comme prévu par l'allumage de la grande cascade de feu, accompagnée de bombes filet argent et pivoines blanc clignotant. L'effet de cascade était très réussi, malgré le fait qu'elle était un peu masquée sur la gauche par une ligne de fumée assez épaisse qui s'était installée à une dizaines de mètres de haut (comme c'est le cas à peu près chaque année, mais on a déjà vu bien pire).

Liens vidéo : Youtube - Vimeo

La fumée a eu le temps de s'éloigner durant l'entracte, place donc à la deuxième partie de la soirée : la Symphonie Pyrotechnique, qui a démarré en grandes pompes sur une musique digne d'un spectacle nocturne d'un parc Disney ! Plus précisément, il s'agissait de la musique d'ouverture du film "Beauty and the Beast", d'Alan Menken, une musique parfaite pour un show pyrotechnique ! Merci à l'algorithme de reconnaissance Youtube, il a au moins le mérite de me renseigner sur les artistes et les albums quand je ne les connais pas. Le reste de la bande-son était plus contemporain dans l'ensemble, je n'étais pas spécialement fan de tous les morceaux, mais comme souvent, avec la pyro en complément, ça passe toujours beaucoup mieux !

Plusieurs tableaux assez remarquables sur cette deuxième partie : un premier très coloré vers le début du feu, sur un morceau de Jain en musique de fond, suivi par un tableau plus monochrome composée de comètes orange clignotant et bombes kamuro, sur un des titres les plus célèbres de Two Steps From Hell (2 steps + pyro = j'adore !). Je retiendrai aussi un autre tableau avec beaucoup de mono-coups, sur un extrait bien connu de "Casse-Noisettes" de Tchaikovsky, et enfin l'avant-dernier tableau, composé entre autres d'un véritable mur de gerbes orange clignotant et étoiles roses, tirées en croisillons depuis un peu moins de 20 postes. L'effet de largeur et de remplissage était très réussi.

Seule ombre au tableau : un problème technique récurrent sur un des postes de tir à droite, qui semblait complètement désynchronisé des autres. Parfois assez ennuyant pour les photos, car ça crée une dissymétrie.

Cette deuxième partie s'est achevée tout en puissance sur le morceau Dark Chest of Wonders de Nightwish. Ce n'est vraiment pas courant d'entendre du métal symphonique sur des feux, ça s'y prête pourtant très bien, en particulier Nightwish ! Je ne pouvais que m'en réjouir en tout cas ! Le bouquet en lui-même était très intense, je me demande même si ce n'était pas le plus gros bouquet que j'ai pu voir ici ces dernières années.

Et après le bouquet final, comme si cela ne suffisait pas, on a eu droit à un deuxième bouquet final, terminé par une grosse salve de marrons d'air ! Une petite surprise des concepteurs, en guise de remerciement au public pour leur fidélité, mais aussi pour de dire adieu au site...

Liens vidéo : Youtube - Vimeo

En 2015, le spectacle s'était terminé en apothéose sur une version revisitée de "The Show Must go on", en rapport avec l'incertitude sur la perennité de l'événement suite à vente des terrains. Cela reste plus que jamais d'actualité, étant donné qu'après 2 ans de sursis, l'édition de cette année était cette fois bel et bien la dernière sur ce site, après 14 ans d'existence. Trouver un nouveau site n'est évidemment pas une chose aisée pour un événement de cette ampleur. Il ne reste plus qu'à espérer que cette 14° édition n'ait pas été la dernière, sans quoi ça ferait (encore) un événement pyrotechnique majeur qui disparaîtrait, ce qui serait très regrettable.