FETE DU LAC

Annecy - 05/08/2017

Après une édition 2016 qui avait laissé un sentiment un peu mi-figue mi-raisin, beaucoup de passionnés de pyro dont je fais partie attendaient avec impatience cette nouvelle édition de la Fête du Lac, qui reste toujours un rendez-vous annuel incontournable. D'autant plus que c'était la société portugaise Luso Pirotecnia qui était en charge du spectacle pour la seconde fois, après une prestation très réussie 4 ans auparavant en 2013.

Conforme à la moyenne par rapport aux années précédentes, un peu plus de 50 points de tir étaient répartis dans la baie d'Albigny, disposés en 3 arcs de cercle (que l'on distinguait bien déjà la veille depuis le Mont-Veyrier, même si tous les radeaux n'étaient pas encore présent). L'arc le plus grand couvrait une façade de pas moins de 700m, ce qui en fait probablement une des plus large que l'on ait pu voir à Annecy ces dernières années. Autre particularité : la présence de 5 grandes couronnes métalliques placées à l'horizontale sur le lac, sur lesquelles étaient fixées chandelles et mono-coups. Même si on pouvait facilement deviner de quoi ça aurait l'air, j'avais hâte de voir ce que ça allait donner en vrai.

On retrouvait également une quarantaine de skytracers, mais la grosse différence par rapport aux autres années se situait au niveau des jets d'eau, dont j'avais déjà eu un petit aperçu la veille au soir durant les tests. Ils étaient plus nombreux, couvraient une plus large façade également, et étaient beaucoup plus dynamiques. Fini les jets d'eau fixes en éventail, ils ont été remplacés par des doubles jets mobiles en XY, ça change un peu et ça devrait être pas mal.

Afin de patienter en attendant le soir, rien de tel qu'une petite balade en pédalo afin de faire le tour de la zone de tir et d'observer d'un peu plus près quelques-uns des radeaux et plate-forme de tir. Beaucoup de chandelles et de mono-coups à l'avant-plan, les bombes à l'arrière mais peu de gros calibres à première vue. Par contre on notera la présence de matrices servant à faire du lettrage, comme en 2016.

Début de soirée, les portes s'ouvrent… sous un ciel très menaçant une fois de plus. De gros nuages gris nous entourent, sauf du côté de la ville où les éclaircies semblent revenir petit à petit. Et c'est tant mieux, car à l'autre bout du lac, on devinait très facilement qu'un gros déluge était en cours, à tel point qu'on ne voyait même plus les montagnes autour du lac. Mis à part 2-3 gouttes inoffensives, on est finalement passé à côté de la catastrophe, avec en prime en splendide arc-en-ciel très lumineux plongeant droit dans le lac. Il eût été impensable de ne pas immortaliser ça en photo !

21h45, début du spectacle, qui avait cette année pour thème : "La Danse du Feu". Je me doutais bien qu'avec une telle thématique, on aurait doit à une bande-son sans doute très variée, ce qui fut effectivement le cas. Je n'étais pas fan de tous les morceaux choisis, mais il y avait néanmoins un bon équilibre entre les musiques instrumentales et les chansons à texte, de même qu'entre les séquences calmes et celles plus rythmées. De toutes façons, même lorsque j'accroche moins à certains morceaux, quand il y a des feux en même temps, ça passe toujours beaucoup mieux !

Premier tableau d'introduction, pendant lequel les structures circulaires horizontales placées sur le lac se mettent en action, accompagnées par différents types de bombes-cascade, et une première rafale de mono-coups composés de gerbes de mini-flashes, très sympas. Ca commence calmement, mais ça donne bien en photo, malgré une première petite inversion de ligne dès le tout début du feu au centre.

L'introduction s'achève par sur une salve de bombes blanc clignotant, ainsi que sur les lettres du mot "danse" dessinées via des mono-coups. Ca va vraiment très vite et il faut être bien en face pour distinguer toutes les lettres clairement, depuis la tribune presse c'était un peu limite pour la lettre A. Cela dit les lettres étant assez éloignées les unes des autres, on les distinguait beaucoup mieux par rapport à celles de l'année d'avant, pourtant depuis le même point de vue.

Deuxième tableau, faisant un parallèle entre la danse et le feu, avec un très bel embrasement de la baie à l'aide de nombreux bengales, accompagnés par des gerbes or et bombes à effet crackling. Le tableau suivant évoquait le rythme, avec tout d'abord plusieurs salves de mono-coups, puis ensuite différentes sortes de bombes et bombettes à crépitement, formant ainsi une séquence assez bruyante et dynamique.

4° et dernier tableau de cette première partie du spectacle, évoquant les mouvements du corps. J'avoue que le rapport entre la narration et les effets visuels était parfois un peu abstraits, mais c'est un détail (je n'ai pas un esprit très philosophique non plus). Sur le début du tableau, on a encore pu voir des salves de comètes tirées depuis les structures circulaires horizontales. On distinguait plusieurs angles différents sur la structures centrale, mais qui semblaient un peu plus accentués à droite qu'à gauche, je ne sais pas trop si c'était voulu ou pas, on aurait dit que l'entièreté de la structure était légèrement inclinée en fait.

Le reste du tableau s'est poursuivi avec une large façade assez imposante de comètes vertes et violettes tirées verticalement, accompagnées de pivoines de même couleur, avant de se terminer par des bombes crossettes et quelques dernières salves de bombes à crépitement, identiques à celles de la fin du tableau précédent. En parlant de ça, il y aura quelques autres produits pour lesquels je me ferai la réflexion qu'ils étaient utilisés à plusieurs reprises dans le feu.

Les tableaux suivants illustreront différents types de danse à travers le monde et les époques, avec pour commencer, une très longue séquence consacrée aux ballets classiques, probablement un des plus longs tableaux du feu, avec plusieurs extraits des oeuvres de Tchaïkovski, dont bien évidemment Le Lac des Cygnes, un grand "classique" dans le monde des feux pyro-musicaux.

Après quelques bombes queues de cheval en guise d'introduction, on aura droit à un ballet aquatique dessiné par les jets d'eau sur le lac, ponctué de temps en temps par des salves ou rafales de comètes or et bombes filet or. Juste après, le temps d'une valse, ce seront des bombes-cercles avec coeur blanc clignotant crépitant qui prendront le relais, très belles certes, mais pas trop en accord avec la musique, très calme à ce moment-là. Des effets plus silencieux auraient été plus appropriés je trouve. La valse se terminera par plusieurs salves de mono-coups très bien synchronisés avec la musique. Cette séquence sera la seule du spectacle pendant laquelle les jets d'eau étaient l'élément principal, le reste du temps ils étaient là en complément, et c'était très bien comme ça, il n'en fallait pas plus.

On passe ensuite au célèbre thème du ballet "Casse-Noisettes", très calme, avec tout d'abord plusieurs salves de chrysanthèmes or, de bombes orange clignotant et de comètes or encore une fois très bien synchronisées. La deuxième partie du morceau était une séquence tout en blanc clignotant (avec une teinte légèrement jaunâtre, ce n'était pas un blanc "froid"), composée de gerbes en rafales ou en chandelles, de bombes-cascades, et pour finir, de bombes. Une séquence purement monochrome, mais très réussie, j'ai adoré !

Le thème du Lac des Cygnes revient une seconde fois, dans une ambiance beaucoup plus grandiloquente. Le début manquait un peu de punch au niveau pyro, du moins par rapport à l'intensité de la musique. De même j'ai trouvé qu'il manquait vraiment des mono-coups bien synchronisés durant la montée en intensité précédant la finale du morceau. Une finale très réussie par contre, avec une multitude de comètes très lumineuses tirées encore une fois depuis les structures circulaires, accompagnées de pivoines multicolores.

Après quelques bombes-parachutes, le tableau consacré aux ballets s'achèvera par une petite "outro" composée de salves de comètes or et de bombes orange clignotant, bien synchronisées avec la bande-son, mais avec moins de puissance que la séquence juste avant, ce qui est un peu dommage. Quelques bombes de gros calibres en plus, et ça aurait été parfait.

6° tableau, évoquant les valses du 19° siècle, avec beaucoup de mono-coups en rafales, et d'autres très bien synchronisés avec la bande-son, de même que les jets d'eau, qui jouaient un rôle complémentaire aux mono-coups. On retrouve aussi plusieurs salves de bombes "à dispersion", elles aussi présentes à de nombreuses reprises durant l'entièreté du feu.

Changement radical de style, puisqu'on passe de la musique classique au cha-cha. Côté pyro en revanche, on reste avec le même style d'ingrédients que pour la séquence précédente, à savoir mono-coups et bombes "à dispersion".

Transition vers le rock'n'roll pour continuer, au moyen d'une pluie de flashes blancs, assez sympas, suivis par une séquence composée de chandelles et de bombes à effet crossette, dans des tons verts et des nuances de rouge. On reste encore dans le rock ensuite, avec une séquence très colorée, sur une chanson d'Elvis Presley, pendant laquelle les pivoines multicolores alternaient avec des mono-coups en queue de paon encore une fois très bien synchronisés.

Le tableau s'achèvera plus calmement, sur fond de jazz des années 50, avec tout d'abord des bombes "feuilles mortes" et bombes "à dispersion" (encore !) puis, après un court passage un peu vide, plusieurs types d'effets dans des tons rouges et roses, en accord avec la chanson "Love". Mis à part la toute fin qui était très sympa, avec 3 belles rafales de mono-coups, le reste de cette séquence n'avait rien de vraiment exceptionnel, bien que le ballet des jets d'eau apportait un petit plus.

On passe au tango, introduit au moyen de lasers projetant sur un mur d'eau un couple entrain de danser, un petit effet de quelques secondes seulement mais très sympa, on distinguait bien les formes pour une fois. Et pour illustrer ce style, quoi de mieux que le morceau "El Tango" ? Non pas la version revisitée issue de la BO de Moulin Rouge (dommage !), mais bien la version originale, un peu plus "sobre" et moins symphonique.

Rien de vraiment particulier niveau pyro, par rapport aux tableaux précédents. Ca reste sympa, mais il manque un petit quelque chose.

9° tableau, autour des danses du monde, avec successivement la célèbre samba brésilienne, suivie par une musique à consonnance indienne, du flamenco espagnol et enfin une morceau traditionnel russe. Mis à part la première séquence qui était bien rythmée, aussi bien au niveau de la bande-son qu'au niveau pyro, le reste manquait un peu de punch. Il y avait de nombreux mono-coups synchronisés certes, mais le rythme général était assez lent. La largeur de la façade de tir causait aussi un petit sentiment de vide par moments, au final je me dis que ça n'aurait peut-être pas été plus mal si la façade avait été un peu plus réduite.

Sur ce, voici déjà la vidéo de cette première grosse moitié du spectacle, la suite juste après !

Liens vidéo : Youtube - Vimeo

Si les tableaux précédents manquaient parfois d'un peu de rythme, on va se rattraper avec ce 10° tableau, très court, mais très ryhtmé, sur fond du célèbre french-cancan. Beaucoup de comètes et pivoines de différentes couleurs, et à la fin, une double rafale de mono-coups formant un gigantesque arc-en-ciel, ainsi qu'une salve finale de bombes filet or. Au niveau purement technique et originalité, je dirais que c'était relativement "facile", mais qu'importe ! C'était joli, rythmé, ultra-coloré, très entraînant, et ça donne de très belles photos, que demander de plus ?! Je pense qu'on a été plusieurs à avoir la même réaction parmi les photographes, et aussi parmi le public qui a beaucoup apprécié.

Changement d'ambiance encore une fois, avec les danses traditionnelles irlandaises. Le début de tableau était un peu long et monotone, avec uniquement des comètes assez basiques lancées depuis toute la largeur de la façade de tir, sans beaucoup d'originalité. La suite était par contre beaucoup plus rythmée, avec notamment beaucoup de comètes sifflantes, suivi d'une belle transition pendant laquelle on sentait bien une montée en intensité grâce à de grosses comètes or lancées en croisillons depuis 2, 6, 10, puis enfin 14 postes de tir. La séquence suivante était très sympa également, avec plusieurs de cascades de flashes rouges et verts, ainsi qu'une multitude de mini marrons d'air.

On repasse à un tableau très lent évoquant les débuts de la danse contemporaine, avec au début un grand nombre de comètes et queues de cheval kamuro, très jolies, tout en finesse. Le reste était toujours dans des tons or/orange, mais avec un peu de redondance dans certains types de bombes par rapport aux tableaux précédents (bombes-cascades et bombes orange clignotant en particulier).

Impossible de faire un show sur la danse sans faire allusion au célèbre "Moonwalk"" de Michael Jackson. Malheureusement, ce sera sans doute une des séquence les moins intéressantes du show. Le début alternait des salves de pivoines basiques roses ou bleues, sans rien d'autre au niveau du lac. Sur la deuxième moitié, les pivoines étaient remplacées par des bombes filet or, plus jolies, mais mis à part une salve de petit jets très brefs à ras de l'eau, il manquait encore quelque chose en complément des bombes. Dommage car je pense qu'il y aurait eu moyen de faire quelque chose d'assez original en essayant de reproduire le célèbre pas de danse de Michael Jackson (lorsqu'il marche en arrière) au moyen de mono-coups .

On reste encore dans le breakdance ensuite, avec une séquence plus dynamique en général, comprenant notamment pas mal de mono-coups, et encore plusieurs salves de petits jets très brefs au niveau de l'eau, très bien synchronisés avec les paroles de la chanson. C'était tout simple mais l'effet était très réussi ! La fin du tableau en pivoines clignotantes, bien que basique, était assez sympa également. L'entièreté de cette séquence était composée majoritairement de produits dans des tons jaunes et oranges. Je ne suis pas spécialement fan de produits aux étoiles oranges en pyro, du moins quand ils ne sont pas mélangés à d'autres produits ayant une couleur plus tranchée (du vert typiquement), pour la simple et bonne raison que ça me fait toujours trop penser à de la lumière d'éclairage public ! Appréciation purement personnelle bien entendu !

Afin de débuter la troisième et dernière partie du spectacle, un petit tableau de transition, très court, composé de comètes/gerbes formant des sortes de pyramides de part et d'autre de la zone de tir. Sympa, malgré le fait qu'on ne profitait pas vraiment de ce qui se passait tout à gauche, vu la courbure de l'arc formé par les radeaux. Il aurait fallu être parfaitement au milieu pour en profiter pleinement, mais c'est le cas à peu près chaque année.

Avant-dernier tableau du feu, rendant hommage à la danse dans les comédies musicales, avec pour commencer une courte séquence assez sympa sur la chanson "I'm singing in the rain", composée de bombes-cascades, comètes et effets tourbillons. La séquence suivante était très réussie aussi, beaucoup plus dynamique et colorée, avec de nombreux mono-coups aux couleurs très vives, comètes sifflantes et bombes-méduses.

Troisième séquence assez dynamique elle aussi, avec tout d'abord plusieurs bombes et bombettes rouges et vertes à effet crossette, avant d'enchaîner avec un mur de bombettes or sur toute la largeur de la façade de tir, accompagnées de bombes triples anneaux, malheureusement pas toujours très régulières. Et le tableau s'achèvera sur une séquence blanc clignotant, très sympa également sans être exceptionnelle non plus.

Et on arrive tout doucement vers la fin de cette Fête du Lac 2017, au début duquel un DJ annécien s'est élevé dans à 10m de haut en face du public des tribunes, afin de donner le coup d'envoi de ce dernier tableau, en guise de pré-bouquet. J'avoue que j'aurais bien voulu être à sa place, car après avoir connu l'immense plaisir de jouer avec des feux d'artifice en arrière-plan lors du concert-anniversaire des 10 ans de mon groupe quelques jours plus tôt, je me dis que le gars a vraiment dû prendre son pied ! Bon, il ne mixait probablement pas en live, la bande-son devait être pré-enregistrée (ce que je peux tout à fait comprendre sur un show de cette ampleur), mais ça a quand même surement été un grand moment pour lui !

La baie d'Annecy se transforme donc en dancefloor géant, pour un pré-bouquet relativement long, et contrairement à quelques tableaux précédents, il était bien fourni, très rythmé et très coloré également. Il y a notamment eu une séquence qui m'a particulièrement plu, avec de nombreuses cascades de flashes de différentes couleurs, et à l'avant-plan des comètes or montant relativement haut et se terminant en une petite explosion d'étoiles multicolores. L'effet était très sympa, ça avait un peu la forme de palmiers au tronc très haut.

Et pour clôturer cette Fête du Lac 2017, place au bouquet final tant attendu ! J'avais vraiment adoré le bouquet qu'ils avaient fait en 2013, j'espérais vraiment que celui de cette année soit de même qualité. Celui-ci a commencé calmement, avec des comètes tirées verticalement, sur une façade de plus en plus large. Puis ce sont des étoiles en queue de paon qui ont pris le relais, elles aussi avec une intensité croissante. Les structures circulaires placées sur le lac sont ensuite entrées en action, créant des grandes doubles couronnes très sympas, puis on a eu droit également à une multitude de rafales de mono-coups.

Tout ça c'était uniquement la première partie du bouquet, qui m'a laissé un peu perplexe. D'un côté j'ai adoré la montée en puissance, aussi bien au niveau de la bande-son que des effets pyro. Il y avait une réelle symbiose entre les deux, et l'intensité croissante était vraiment bien marquée, de ce côté-là, rien à dire c'était parfait ! Par contre, j'ai un peu moins aimé le rendu visuel. Entre les comètes verticales, les queues de paon, les couronnes et les rafales, ça tirait vraiment dans tous les sens, et l'ensemble me paraissait parfois un peu brouillon.

La deuxième partie du bouquet était plus conventionnelle, avec des pivoines de différentes couleurs, bombettes or et de nombreuses comète sifflantes. C'était coloré et intense, mais je dois dire que je n'étais pas spécialement fan de l'association des couleurs dans les bombes. Ca tournait essentiellement autour du rouge, orange et jaune, et un peu de bleu tout au bout, qui faisait un peu tache parmi le reste. Cela dit, je me demande s'il n'aurait pas dû y avoir du vert également, de sorte à former un grand arc-en-ciel (auquel cas j'aurais compris l'utilisation des bombes bleues), car il y avait un "trou" dans la partie gauche, probablement dû à un souci sur un des postes de tir.

Outre l'aspect esthétique des couleurs (dont l'appréciation est très personnelle), il y avait encore une fois une belle montée en intensité, principalement lorsque de nombreuses bombes filet or sont venus s'ajouter en arrière-plan à la fin. Et après une dernière grosse salve de comète sifflantes, le feu s'est achevé comme en 2013, sous une pluie de marrons d'air assez intense.

Et voici la vidéo de cette deuxième partie :

Liens vidéo : Youtube - Vimeo

Bilan de cette Fête du Lac 2017 : ma première impression à la fin du spectacle était plutôt bonne comparativement à l'année d'avant. On a bien eu droit à nos 70 minutes de spectacle, il n'y avait pas ou peu de temps mort entre les différents tableaux, comme c'était le cas en 2016. L'ensemble du show était assez réussi, avec quelques très belles séquences, je pense particulièrement à la séquence blanc clignotant sur Tchaïkovski, et la séquence ultra-colorée sur le french-cancan. L'utilisation des structures circulaires posées sur le lac apportaient un élément nouveau dans la disposition des produits, bien que je trouve que le rendu final soit intéressant surtout au niveau des photos, ça l'était un peu moins en vrai ou en vidéo.

Au niveau des produits, j'ai eu l'impression qu'il y avait un peu moins d'originalité que d'habitude cependant. Il y avait de belles choses certes, mais quasiment rien que je n'avais déjà vu ailleurs. Bon cela dit, c'est peut-être aussi parce que je vois de plus en plus de feux. De plus, comme déjà mentionné précédemment, il y avait plusieurs produits dont l'utilisation était parfois redondante de tableau en tableau, ce qui est un peu dommage. Je m'étais fait la réflexion avec deux d'entre eux durant le show, j'en ai repéré 2-3 en plus en re-visionnant attentivement la vidéo chez moi.

En ce qui concerne l'écriture en général, il y avait beaucoup de mono-coups, avec une très bonne synchronisation sur la bande-son. Leur utilisation servait principalement à marquer des temps forts dans la musique, mais il y avait aussi des effets de rafales (pas aussi impressionnantes que celles de Ruggieri en 2016 cela dit, ils sont quand même très forts pour cela il faut bien l'avouer). Ceci dit, il m'a semblé y avoir plusieurs inversion de lignes ou inversions d'angles, mais je pense que c'est inévitable sur ce genre de gros spectacle, ça arrive chaque année.

En outre, quelques séquences manquaient parfois d'un peu de rythme et/ou de consistance, voire d'un petit "grain de folie". Je pense par exemple à des passages pendant lesquels on avait des mono-coups qui partaient des extrémités de la façade de tir pour se rejoindre au centre (ou inversément), mais sur un rythme relativement lent. Dans le même ordre d'idée, il y avait également quelques passages où les mono-coups s'alternaient entre la partie gauche et la partie droite de la zone de tir, ce qui donnait parfois un petit sentiment de vide d'un côté ou de l'autre, d'autant plus que la façade était vraiment très large cette année.

Quant au bouquet final, j'avoue avoir été un peu déçu, mais uniquement pour des raisons purement esthétiques. Car au niveau de l'intensité et de la montée en puissance, c'était parfait ! Néanmoins, il ne rentrera pas dans mon top 3 des meilleurs bouquets de la Fête du Lac, qui reste donc inchangé (Parente 2011, Luso 2013 et Ruggieri 2016).