FETE DU LAC

Annecy - 01/08/2015

Alors que le mois de juillet vient de se terminer avec la Fête du Lac de Bienne en Suisse, le mois d'août démarre avec une autre Fête du Lac, celle d'Annecy, à moins de 24h d'intervalle. Le hasard du calendrier a bien fait les choses cette année ! En revanche, la journée commence plutôt mal, avec des conditions météo déplorables toute la matinée sur la route entre Bienne et Annecy et un risque important d'orage en soirée...

J'arrive sur le bord du lac à la mi-journée, la pluie a temporairement cessé, j'en profite donc pour prendre quelques photos de la zone de tir. Un peu plus de 60 positions de tir cette année, qui formaient une grand "8" inscrit dans une ellipse. L'idée du "8" me plaît bien, c'est une configuration à laquelle j'avais déjà pensé, il y a moyen de faire des belles rafales de mono-coups !

Je rejoins un petit groupe de passionnés de pyro/photo durant l'après-midi, dont quelques habitués. Les averses sont toujours présentes, même si elles se font plus rares. Il y a toujours ce risque d'orage pour la soirée, et on espère tous qu'une chose : ne pas revivre le scénario catastrophe de 2014...

Début de soirée, seuls les bénévoles sont encore présents sur le site, ça fait toujours un peu bizarre de voir le Pâquier aussi vide et aussi calme, alors que ça grouillait de monde encore une heure auparavant.

20h, ouverture des portes, le site commence à se remplir de nouveau. Plus qu'1h30 avant le coup d'envoi du spectacle, l'impatience commence à se fait sentir !

Alors que le risque d'orage était toujours très présent 1h plus tôt, une image rassurante : un beau coucher de soleil sur les montagnes ! A priori, on a échappé de justesse au pire, la cape de pluie et les plastiques autour des appareils ne devraient donc pas être nécessaires cette année. On peut dire qu'on l'a échappé belle !

21h45, c'est parti pour 70 minutes de spectacle, orchestré une nouvelle fois par Parente ! Le thème de cette année était "Légend'Airs", un voyage à travers quelques grands concerts marquants des années 60 à nos jours. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce thème ne m'emballait pas plus que ça au premier abord, et ce malgré le fait que je sois moi-même musicien dans un groupe rock. Car qui dit concerts dit chansons à textes, ce dont je n'ai jamais été très fan pour accompagner des feux. Comme je l'ai souvent dit, rien de tel que des musiques de films, mais ce ne sera certainement pas pour cette année. Malgré cet à priori sur la bande-son, je ne demandais qu'une chose : qu'ils arrivent à me surprendre et à me prouver que j'avais tort... et ils l'ont fait !

Après une courte intro, les hostilités commencent avec Thunderstruk de AC/DC. Et ça commence fort, avec dans les premières secondes, des rafales de jets laissant deviner le layout en forme de "8", suivis de rafales de flashes bien synchros sur les "Thunder", et des salves de marrons d'air pour illustrer le tonnerre. Ca continue ensuite avec de très belles pivoines bleues virant vers le rouge avec un effet progressif, et effet crackling à la fin, accompagénes de salves de gerbes rouges, toujours très bien synchros, et puis quelques pivoines violettes avec coeur or crépitant, assez sympa ! Le show a commencé depuis à peine 2 minutes, mais je suis déjà conquis ! Une très belle entrée en matière !

Deuxième tableau, évoquant le célèbre festival de Woodstock de 1969, dans une ambiance un peu psychédélique, et très colorée, avec en début de tableau de nombreuses comètes et bombes mosaiques de différentes couleurs, mais aussi des bombes en forme de coeur pour évoquer l'aspect "peace and love". Plusieurs rafales de mono-coups ensuite, faisant encore apparaître le layout en forme de 8, suivis par des salves de bombes crackling.

On aura également droit à de très belles ellipses bleues virant vers le rouge, suivies d'un "mur" de comètes vertes, roses et jaunes tirées par des compacts rafaleurs. Et puis un effet que j'ai beaucoup apprécié : des bombes explosant en donnant naissance à plusieurs petites bombettes de différentes couleurs, avec un effet de rafale d'un bout à l'autre de la baie : superbe ! Outre l'effet rafale en lui-même, j'adore ce style de bombes, on n'en voit pas souvent dans nos contrées, et ça me fait toujours penser à des feux japonais (même si le calibre est surement bien plus petit ici).

On passe ensuite à un des plus grands classiques du rock : Smoke on the Water, illustrant le célèbre Made in Japan de Deep Purple. Pas (encore) trop de fumée sur le lac pour l'instant, bien qu'elle commence tout doucement à s'installer quand même. Un tableau un peu moins intéressant que les 2 précédents au niveau pyro, avec toutefois une séquence de mono-coups synchronisés sur le riff principal de la chanson au tout début. Et puis quelques pivoines très sympas aussi, composées de 2 demi-sphères rouges et vertes, dont les couleurs s'alternaient après une demi-seconde.

On reste dans les grands classiques du rock avec The Song remains the same, de Led Zeppelin. L'ambiance est un peu plus calme, le feu également, avec des comètes or tirées en croisillons depuis le pourtour de l'ellipse formée par les plate-formes de tir, et au centre, quelques chrysanthèmes or explosant à très basse altitude. Après un bref passage en blanc clignotant et quelques rafales de flashes blancs, l'intensité grimpe en flèche sur la 2° partie de la chanson, avec entre autres des marrons d'air, comètes sifflantes, et différents types de bombes, le tout dans des tons principalement bleus et dorés.

Du rock, on passe au reggae, avec Bob Marley, afin d'évoquer le "One Love Peace Concert" (dont je n'ai jamais entendu parler, mais c'est vieux et c'est pas vraiment mon style de prédilection). Plusieurs très belles bombes-troncs palmiers à effet crépitant sont tirées par bouquets depuis le centre de la zone de tir, avec tout autour sur tous les autres points de tir, un flux ininterrompu de petites comètes de différentes couleurs ne montant pas très haut. L'effet de masse et de profdoneur était assez sympa. Le reste du tableau, relativement court, sera marqué par des salves de comètes formant un beau dégradé de couleurs sur toute la longueur de la zone de tir.

On revient au rock, avec le concert du Live Aid, illustré par un autre monument du rock : Bohemian Rhapsody ! Début de tableau majoritairement en rouge et bleu, avec entre autres quelques grosses pivoines bi-colores avec couronne dorée au centre. La partie la plus "déjantée" du morceau m'a un peu peu déçu cependant. C'est un passage où je m'attendais vraiment à avoir une petite folie visuelle avec pleins de mono-coups synchronisés aux paroles, pour rejoindre le côté insolite de la chanson. Il y en avait certes, mais je trouve qu'ils auraient pu pousser le délire encore plus loin.

David Bowie succède à Queen pour la fin du tableau, sans rien de vraiment exceptionnel au niveau pyro. Par contre, on commence légèrement à se faire du souci par rapport à la fumée, car celle-ci commence à devenir assez dense, sur toute la moitié gauche de la zone de tir.

On passe au métal/hard-rock avec le festival anglais Monsters of Rock (qui n'existe plus aujourd'hui), illustré par Guns'n Roses et Metallica. On remarquera néanmoins qu'on est quand même dans un événement très "grand public", car il y avait clairement moyen de choisir des chansons beaucoup moins "mainstream" et plus représentatives du style de musique évoqué !

Au niveau pyro, quelques gerbes assez sympas, en rouge pastel virant vers le jaune avec des petits marrons d'air à la fin. La première moitié du tableau était plutôt conventionnelle, par contre la seconde moitié était plus intéressante, avec quelques très belles queues de cheval, ainsi que des tirs concentriques de comètes kamuro avec gerbes bleues. Une bonne partie du tableau aura quand même été gâchée par la fumée de plus en plus présente. Par chance, elle ne partait pas dans ma direction (je plains ceux qui étaient assis à partir de la tribune rouge), mais elle masquait quand même assez fort une bonne partie des effets. Ceci explique le peu de photos sur ce tableau.

On arrive à la moitié du spectacle, avec un tableau évoquant le célèbre concert "The Wall" de Pink Floyd à Berlin. Le début du tableau commence par des salves de comètes puis gerbes à crossettes, tirées à des angles différents à l'avant de la zone de tir sur toute la longueur, en formant un gigantesque éventail. Je ne voyais qu'une grosse moitié à cause de la fumée et étant donné mon angle de vue, mais l'effet était déjà très sympa et formait comme une sorte de vague.

Le tableau continue avec une séquence tout en blanc clignotant, accompagnée de quelques rafales de flashes au niveau de l'eau. Les effets étaient plus perceptibles vu leur forte luminosité, et peut-être aussi parce que la fumée, bien qu'encore très présente, semble s'en aller tout doucement. La fin de cette séquence s'achèvera avec plusieurs salves de gerbes et chrysanthèmes or, vraiment superbes.

Beaucoup de pivoines magenta dans la seconde partie du tableau, certaines très banales, d'autres avec effet crackling, ou avec une mini-chrysanthème dorée au centre. Et puis il y a eu un effet assez original mais qui est passé un peu inaperçu : des petits jets colorés au niveau du lac, très brefs, mais très denses et surtout très lumineux (en rouge, orange, puis bleu). Et pour clôturer ce 8° tableau, quelques très belles chrysanthèmes or de forme un peu allongée, j'aurais aimé qu'il y en ait un peu plus !

Il était à peu près certain au vu du thème du spectacle, qu'on aurait droit à du Jean-Michel Jarre, et ce fut le cas sur ce 9° tableau, évoquant la tournée Oxygène de 1997. Et je ne peux que m'en réjouir, ayant été grand fan à l'époque, je crois d'ailleurs que c'est de là que vient ma passion pour les feux d'artifice.

Les premières secondes du tableau étaient uniquement composées de jeux de lumière et lasers. Ca faisait un peu vide, mais ça n'a pas duré trop longtemps. J'ignore si c'était prévu, ou s'ils ont coupé une ligne en dernière minute (bien que ça m'étonnerait quand même), en voyant qu'il y avait un incendie sur une des plate-forme de tir tout à droite. Celui-ci sera assez vite maîtrisé, et n'aura heureusement pas trop d'incidence sur la suite du feu.

Côté pyro, on aura tout d'abord plusieurs éventails de comètes vertes et bleues tirées en flux continu, assez sympa, accompagnées de queues de cheval plutôt originales, composées d'étoiles de couleur bleu électrique. Dans la suite, plusieurs salves de bombes ressemblant à des gros champignons, avec un pied en rouge, surmonté d'un anneau doré et d'une demi-shère bleue. C'est un type de bombe que j'aime beaucoup, et que j'avais vu sur pas mal de feux en 2013.

Elles seront suivies par des pivoines identiques à celles du premier tableau, composées d'étoiles bleues virant vers le rouge avec un effet progressif, et un effet crackling à la fin. Toujours très belles bien entendu, mais c'est un peu dommage pour la redondance.

Par contre, quelques secondes plus tard, on aura encore droit à 3 bombes similaires, mais beaucoup plus grosses. Elles étaient probablement logées dans des mortiers peu profonds, car on les voyait monter assez lentement, et malgré leur gros calibre, elles explosaient très bas, certaines étoiles du bas de la sphère disparaissaient dans l'eau. Elles étaient tirées une par une, mais l'effet était vraiment superbe, formant une énorme sphère au ras de l'eau, parfaitement ronde, et très lumineuse. Sans remettre en question la qualité de l'ensemble du spectacle, c'est un des rares moments où je me suis vraiment dit : "waouw" ! En terme de produits, c'étaient sans doute les plus beaux sur l'entièreté du feu ! Les photos parlent d'elles-mêmes !

Et je ne peux pas m'empêcher de terminer par une petite critique au niveau de la bande-son, car passer du Equinoxe alors que le tableau est sensé illustrer la tournée Oxygène, c'est pas très cohérent !

20 ans après le Live Aid évoqué précédemment, c'est maintenant le Live 8 de 2005 qui est mis à l'honneur dans ce 10° tableau. On revient vers des chansons plus "pop", avec tout d'abord le tube "Sweet Dreams" d'Eurythmics. Le début du tableau présente peu d'intérêt, jusqu'à ce qu'on arrive à une séquence de marrons d'air assez sympa, suivie de très belles bombes kamuro à coeur rouge accompagnées de comètes kamuro et comètes rouges tirées en croisillons. Je regrette juste le côté beaucoup trop "rouge" de cette séquence, y compris au niveau des jets d'eau.

On passe ensuite à Muse, avec une première séquence sans rien de vraiment exceptionnel au niveau des produits, mais bien rythmée tout de même, et comprenant une longue rafale de mono-coups faisant tout le tour du "8". Le tableau s'achève sur des salves de marrons d'air, mettant bien en évidence les traînées de fumée laissées par plusieurs éventails de comètes juste avant, ce qui était assez joli (comme quoi ça peut parfois être très sympa la fumée !)

On revient au rock pur et dur, et on prend la direction des plages du Brésil, pour un grand concert des Rolling Stones sur la plage de Copacabana. Un tableau avec pas mal de beaux produits, et qui commence avec plusieurs salves de chrysanthèmes dorées très sympas. Quelques secondes plus tard, on aura de très belles bombes mosaiques rouges et vertes avec coeur argent, suivies d'une séquence assez colorée de chandelles de crossettes, avant de revenir à un autre type de bombes mosaiques multicolores avec quelques traînées or au centre, vraiment superbes ! La fin du tableau était malheureusement un peu moins intéressante.

Et cela fait quelques minutes déjà que la lune a fait son apparition au loin, tandis que la fumée se fait moins envahissante que vers le milieu du feu. Il reste 3 tableaux, ça devrait aller !

On revient à quelque chose d'un peu plus pop, avec la tournée 360° de U2 en 2009. Le début du tableau est très calme, avec plusieurs salves de bombes feuilles mortes qui, contrairement à certaines autres années, ont été très peu utilisées sur ce feu. Ce qui n'est pas plus mal, car lorsqu'il y en a trop, j'ai souvent l'impression qu'elles ne sont là que pour faire du "remplissage". Le tableau continue ensuite avec quelques chrysanthèmes dorées, très ressemblantes à celles utilisées au début du tableau précédent, la seule différence étant que celles-ci avaient une étoile rouge au bout de chaque traînée. Un peu dommage pour la redondance, surtout sur un intervalle si court.

Le tableau deviendra plus intéressant vers le milieu, avec tout d'abord plusieurs salves de très belles bombes kamuro. L'intensité monte progressivement, avec des dizaines de comètes kamuro tirées depuis toutes les plate-formes formant le "8", puis de très belles chrysanthèmes or, de plus en plus nombreuses. Une superbe séquence, magnifiquement clôturée par une salve de gerbes et de comètes dorées tirées en croisillons depuis tout le pourtour de la zone de tir.

Avant-dernier tableau, l'ambiance devient plus rythmée et plus "dance", avec Lady Gaga. Beaucoup de mono-coups très bien synchronisés avec les beats de la musique au début, quelques chrysanthèmes scintillantes assez sympas ensuite, et plus généralement plusieurs types de produits avec effet crackling ou effet crépitant, mais peu lumineux. Le tableau n'était pas mauvais en soi, mais je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus flashy, un peu dans la lignée de l'avant-dernier tableau de 2014 sur du Madonna.

Et on arrive déjà au 14° et dernier tableau, avec le bouquet final toujours très attendu. Lors de l'annonce du thème quelques mois plus tôt, j'avais parié sur 3 chansons en particulier pour accompagner ce bouquet : "Allumer le feu" De Johnny Hallyday, "Rendez-Vous 4" de Jean-Michel Jarre, ou "Fireworks" de Katy Perry. Pari perdu, ce n'était aucune de ces 3 chansons ! J'ai d'ailleurs trouvé ça assez étonnant de ne pas avoir de Johnny sur l'entièreté de la bande-son (ce n'était sans doute pas assez international).

C'est finalement sur du David Guetta que le feu se clôturera, afin d'illustrer le festival Tomorrowland. L'idée de représenter ce festival était plutôt originale, et avait tout à fait sa place dans le spectacle, car il est vrai qu'il est devenu en peu de temps assez mythique et très "tendance". Par contre, en ce qui concerne le choix de la chanson de David Guetta, ça ne m'emballait vraiment pas.

Electro pour électro, j'aurais préféré avoir quelque chose d'un peu moins "mainstream", plus "extrême", genre du hardstyle, qui aurait tout aussi bien illustré le festival. C'est en général beaucoup plus lourd, tout en restant très mélodique,et j'avoue que ça ne me déplaît pas (du moins à petite dose). Et pour info, je n'y connais pas grand chose en électro, mais je regarde de temps en temps des vidéos de ce genre de festival (Tomorrowland, Defqon ou Qlimax), car au niveau visuel, lights et pyro, c'est juste énorme, et c'est un collègue qui va chaque année au Defqon qui m'a dit que ce style que j'aimais bien s'appelait du hardstyle ! Ce n'est certainement pas aussi populaire que David Guetta évidemment, mais ça aurait pu être pas mal pour avoir quelque chose de vraiment puissant aussi bien dans le feu que dans la musique.

Au niveau pyro, un petit pré-bouquet pour commencer, composé de dizaines de crossettes blanches et rouges tirées depuis toute la zone de tir. L'effet de masse et de profondeur était vraiment sympa. Une courte transition un peu plus calme ensuite, composée de quelques pivoines isolées mais de gros calibre, avec quelques étoiles scintillantes qui n'apparaissaient que 3-4 secondes après l'explosion, et retombaient lentement vers le lac. La musique s'intensifie, et une rafale de mono-coups suivie d'une salve de comètes multicolores donnent le coup d'envoi du bouquet proprement dit, qui durera environ 2 minutes.

Le premier tiers du bouquet est assez coloré, avec de nombreuses pivoines de différentes couleurs (mais une dominante de rouge tout de même). Puis on bascule dans des tons plus monochromes, avec des pivoines blanc clignotant au ton légèrement verdâtre, ainsi que de nombreuses chrysanthèmes blanches de plus en plus nombreuses. Sur les dernières secondes, une multitude de comètes blanches tirées depuis l'ensemble de la zone de tir viendront s'ajouter aux bombes. Une fois encore, l'effet de masse est très sympa, l'espace scénique est totalement rempli et la montée en puissance était perceptible, du moins au niveau pyro. Des salves de marrons d'air viendront clôturer le feu, juste avant l'effet de "black-out" très bien réussi puisqu'aucun produit n'a joué les retardataires.

Même se ce bouquet était tout à fait honorable, il m'a un peu déçu sur 2 points : la musique tout d'abord, à laquelle je n'ai pas du tout accroché, elle manquait de puissance et d'un côté un peu "épique". De plus au niveau intensité, au lieu de monter crescendo, elle jouait un peu au yoyo, en cassant le rythme à plusieurs reprises. Et particulièrement lors de la petite baisse de régime à quelques secondes de la fin, ce qui était en plus un peu incohérent avec le feu qui, lui, montait en intensité.

Le 2° point c'est au niveau des produits utilisés : en 2011, 2012 et 2014, on avait chaque fois eu droit à des bouquets toujours dans des tons or et/ou argent. Je pense que c'est assez classique sur les feux de Parente, mais j'aurais vraiment aimé qu'ils nous proposent un bouquet tout en couleur cette fois, histoire de varier un peu. J'ai cru que ce serait le cas au début, c'était bien parti en tout cas, jusqu'à ce que ça vire brutalement vers des tons blancs, ressemblant assez fort à la fin du bouquet de 2012. De plus, cet aspect monochrome était un peu incohérent avec le thème du festival Tomorrowland, dont les jeux de lumière à couper le souffle sont toujours ultra colorés et très flashy. J'ai trouvé ça vraiment dommage de ne pas retrouver cet aspect-là.

Encore une Fête du Lac qui s'achève, sur un bilan globalement positif ! Bravo à tous les artificiers qui ont oeuvré à ce spectacle ! Maintenant, à la question "Parente a-t-il fait mieux que les années précédentes?", je dirais non. Le feu n'était ni moins bon, ni meilleur que ce qu'on a déjà pu voir à Annecy, disons que c'était dans la moyenne de ce qu'on est en droit d'attendre d'un tel événement.

Beaucoup de belles choses dans ce feu, mais peut-être un petit manque d'originalité sur certaines séquences, où il manquait parfois un petit grain de folie, que ce soit dans le design du feu ou dans les types de produits utilisés. Cela dit, ces petits points négatifs ressortent surtout suite au re-visionnage en détail de la vidéo en écrivant cette page. Le soir du spectacle, j'étais assez euphorique !

Mis à part le petit incendie vite maîtrisé sur une des plate-formes, aucun autre incident à déplorer, et je n'ai noté aucune asymétrie ou inversion de ligne vraiment remarquable, ce qui est plutôt rare sur un feu de cette envergure !

Petite déception sur le bouquet final par contre. Il n'était pas mauvais en soi, loin de là, mais outre le choix douteux de la bande-son (avis qui n'engage que moi), je regrette surtout le manque de cohérence avec le thème illustré, au niveau des couleurs. Et donc, ça va commencer à devenir une habitude, mais le bouquet de 2011 reste toujours mon favori à ce jour !

Ce qui est sûr, c'est que mis à part la musique du bouquet, mes à priori par rapport à la bande-son en général ont très vite disparu, j'ai tout de suite accroché dès les premières minutes ! Je ne pensais vraiment pas que ça me ferait cet effet-là, mais je dois bien avouer que j'étais bien dans l'ambiance, sur certaines chansons en particulier, et j'avais parfois vraiment l'impression d'être à un festival ! Ca aura effacé quelque peu ma frustration de ne pas avoir eu de feu d'artifice pour le 20° anniversaire du Graspop quelques semaines plus tôt, en comparaison avec le super feu du Hellfest !

Sur ce, voici la vidéo intégrale du show. Attention à la version Youtube, j'ai été contraint de couper 2-3 passages audio pour cause de droits d'auteur, sans quoi la vidéo était totalement "indisponible dans le monde entier" (j'ai des alertes sur toutes mes vidéos de feux avec une bande-son, mais en général le blocage se limite à l'Allemagne).

Liens vidéo : Youtube - Vimeo