GRAND FEU PYROMELODIQUE
DES FETES DE GENEVE

Genève - 09/08/2014

Une semaine après la Fête du Lac d’Annecy, c’est parti pour un mini-trip express à Genève, pour le grand feu pyromélodique des Fêtes de Genève. Celui-ci s’annonçait cette année encore plus grandiose que d’habitude, grâce au soutien de l’entreprise d’horlogerie Patek, qui pour fêter son 175° anniversaire, avait décidé d’apporter un "petit" extra financier de 200.000 francs suisses au budget ! C’était en tout cas le chiffre que j’ai pu lire dans la presse. Ca fait un peu moins en euros, mais c’est tout de même énorme, surtout que le budget de base doit déjà être assez colossal !

Et grâce à cette rallonge budgétaire, le feu comptait pas moins de... 52 bombes de 300mm (oui, 52 !!!), alors qu’il n’y en a que 5 ou 6 habituellement ! C'est pas quelque chose qu'on à l'occasion de voir tous les jours (loin de là !), ça s'annonce exceptionnel !

J'arrive à Genève vers 13h, après une bonne grasse matinée à l'hôtel (il valait mieux vu que c'était encore un week-end "marathon" comme l'année d'avant, et qu'il fallait encore que je remonte en Belgique la nuit suivante, après le feu...). Plusieurs barges sont déjà en place, dont la grosse barge centrale (1° photo) où se trouvaient les deux gros containers blancs contenant presque tous les fameuses bombes de 300 !! Habituellement celles-ci dont plus souvent disposées dans le fond de la rade, près du jet d'eau. Cette années elles étaient donc complètement au centre, et donc près du public. Ca risque d'être difficile de les avoir en vidéo !

Petite après-midi bien sympa passé en compagnie de quelques "Fous de pyro" comme à Annecy ! On prend les mêmes (enfin presque) et on recommence ! Petite frayeur en fin d'après-midi, où on a aperçu de grosses averses quelques kilomètres plus loin, en direction du Jura... Heureusement les nuages sont restés cantonnés à la banlieu de Genève, et se sont finalement éloignés... Ouf !

Le soleil est de retour, et nous voilà dans la zone de montage en fin de journée, où 4-5 barges attendent encore d'être amenées au centre de la rade.

Peu avant 20h, je suis en place, non loin de la régie de tir, face à la rade. Et voilà que la météo recommence à jouer avec nos nerfs... Une heure avant le coup d'envoi du spectacle, on a aperçu au loin de gros impacts de foudre, du côté du col de la Faucille dans le Jura !! Un scénario qui nous a bien évidemment rappelé celui de la semaine précédente à Annecy. Sauf que cette fois, les orages sont restés bien sagement dans les montagnes, on l'a échappé belle...

Outre les bombes de 300mm, qui se sont enchaînées tout au long du spectacle, il y avait un grand changement par rapport aux deux années précédentes, au niveau de la disposition des barges, avec un retour à un layout en cercle, qu'ils avaient abandonné en 2012 et 2013 au profit d'un long triangle. Personnellement, j'ai toujours préféré ce layout en cercle, qui a l'avantage de proposer la même vision du feu, plus symétrique, à tous les gens se trouvant tout autour de la rade, peu importe le côté où ils se trouvent. Petite particularité supplémentaire, il y avait en fait non pas un cercle, mais bien deux cercles concentriques, un grand et un plus petit.

Sur certaines séquences, on voyait bien les 2 niveaux (et ça me donne pleins d'idées en pensant à une disposition similaire, mais avec 5 cercles imbriqués, il y aurait moyen de faire un truc de fou !). En outre, c'était aussi plus facile à filmer/photographier, si l'on excepte toutefois les quelques courtes séquences qui étaient tirées uniquement depuis le fond de la rade, ce qui donnait parfois un côté asymétrique, car par rapport à l'endroit où je me trouvais, c'était complètement sur la droite.

Comme chaque année, deux sociétés contribuaient au spectacle, qui avait pour thème "L'homme et le temps". C'est Sugyp qui a assuré la première partie du show, d'une durée d'environ 25 minutes, dont voici mon petit résumé, tableau par tableau, avec les timings en rapport avec la vidéo ci-dessous :

On commence quelques minutes avant le début du feu, avec la première annonce. Habituellement, sur la plupart des feux, ça se fait en envoyant un marron d'air. Mais à Genève, ils voient tout en grand ! Et c'est donc la première fois que je voyais une annonce faite avec des bombes de... 300mm !!! Enfin, pour la première, je ne suis pas certain qu'il s'agissait d'une 300, mais sans doute au moins une 200 (ce qui est déjà énorme). Une bombe-saule magnifique d'ailleurs, qui a explosé en filets d'or très fins qui sont retombés jusque dans l'eau. Les deux annonces suivantes par contre, là c'étaient bien des 300mm !! Ca commence fort !

Après 4 autres bombes de 300 en guise d'intro, premier tableau tout en douceur, avec un ballet de comètes or retombant lentement dans la rade, accompagnées de très belles chrysanthèmes or avec quelques étoiles blanc clignotant. Le tout sur une musique très calme et envoûtante. Une bonne entrée en matière, un premier tableau très réussi, qui s'est achevé par une superbe bombe de 300 (encore une !), pas très dense mais qui duré assez longtemps et est retombée bien bas, avec une ouverture assez impressionnante.

2° tableau assez court, tiré d'abord du fond de la rade, avant de revenir vers le centre. Rien de vraiment particulier, si ce n'est l'utilisation de bombes de forme un peu allongée, faisant penser aux bombes maltaises.

Bon, je ne compte pas décrire TOUTES les bombes de 300 qu'il y a eu sur le feu, mais certaines ont tout de même retenu mon attention, et en particulier celle qui a clôturé le 3° tableau, à 8'45 dans la vidéo ci-dessous : on y voit une petite bombe-cascade blanche en plein milieu, qui a l'air assez anodine au début, mais ce n'était que la partie émergée de l'iceberg. 3 secondes plus tard, la bombe s'est divisée en pas moins d'une douzaine de bombes-cascade explosant simultanément, et retombant jusque dans la rade. L'effet était superbe, et le public a d'ailleurs apprécié ! On la voit très bien sur la 5° photo de la série ci-dessous :

4° tableau (à 9'50) sur fond de musique à consonance irlandaise. D'habitude on a systématiquement droit à des produits verts sur ce type de musique. Une fois n'est pas coutume, mais cette fois c'était une combinaison d'or et de bleu, ça change un peu ! Avec entre autres des salves de gerbes kamuro sur le grand cercle, et de gerbes bleues sur le petit cercle. Du bleu, on est ensuite très brièvement passé au violet, avec en plus quelques bombes-tronc or crépitant. Le tableau s'est terminé avec une quantité assez impressionnante de marrons d'air (plusieurs dizaines, pendant une vingtaine de secondes), ce qui m'a un peu rappelé une séquence du Grand Feu de Saint-Cloud en 2012 et 2013.

5° tableau pendant lequel on distinguait encore très bien les 2 cercles concentriques (à partir de 12'22 sur la vidéo), grâce à plusieurs salves de mono-coups rouges et jaunes bien synchros avec la musique.

6° tableau assez calme, avec au début une multitude de petits jets nautiques dans toute la rade (à 14'00), suivis quelques secondes plus tard par plusieurs chandelles de gerbes kamuros très silencieuses, dont les fines particules retombaient très lentement. Et vu la cadence de tir, ça formait comme un ensemble de colonnes sur toute la rade, ou encore des sortes de cascades sorties de nulle part et coulant au ralenti. J'adore ce type d'effet ! Il y avait aussi plusieurs bombes kamuro dans le même temps, mais comme d'habitude, on ne les voit pas bien sur la vidéo. Le tout sur un des morceaux de la BO du film Alexander, de Vangelis, que j'apprécie tout particulièrement (j'ai de grands projets avec cette BO !)

Après le calme, la tempête ! Avec un 7° tableau (à 15'30) très strident composé de très nombreuses comètes siffantles. La fumée commençait à devenir un rien envahissante, un peu ennuyant lorsque c'est combiné avec des produits rouge, mais bon j'ai connu pire ! Quelques belles bombes farfalles à la fin pour clôturer le tableau.

Retour au calme au début du 8° tableau, avec des dizaines de petites comètes or tirés à ras de l'eau (17'17), suivies par un nuage de crossettes or, puis par courte une séquence tirée du fond de la rade.

Plusieurs pots-à-feu bien synchros au début du 9° tableau (19'27), accompagnés de comètes mono-coups faisant plusieurs fois le tour du grand cercle, en suivant le rythme de la musique, ce qui était assez sympa ! Pas mal de pivoines rouges avec pistil or ensuite, et cette fumée envahissante qui traîne toujours un peu à s'évacuer, pas top pour les photos (elles ont d'ailleurs pris la direction de la corbeille !)

On approche tout doucement de la fin avec une nouvelle invasion d'effets nautiques dans la rade (21'25), tout en blanc scintillant cette fois, qui seront suivis un peu plus tard (23'00) par une séquence kamuro, avec entre autres de superbes bombes-tronc.

Dernier tableau de cette première partie, qui a commencé (23'51) avec des flashes rouges faisant le tour de la rade, encore une fois très bien synchronisés avec la musique (musique très sympa d'ailleurs, je ne sais pas ce que c'était mais j'ai bien aimé). Alors que le début du tableau était assez calme, tout d'un coup c'est monté en intensité (à 24'30) et le 1° bouquet a démarré, composés de nombreuses pivoines couleur pastel. Personnellement j'ai trouvé cette montée en puissance peut-être un rien trop brutale par rapport au début du tableau. Beaucoup de marrons d'air sur la fin, et une dernière salve assez impressionannte !

Sur ce, voici la vidéo :

Liens vidéo : Youtube - Vimeo

Quelques minutes de pause avant d'attaquer la deuxième partie, histoire de digérer tout ça et de laisser un peu s'évacuer la fumée, ce qui était une excellente idée car ça commençait vraiment à devenir très opaque ! Et c'est reparti pour environ 29 minutes d'explosions, avec cette fois Pyrostars aux commandes. Toujours dans la continuité du thème "L'homme et le temps", chaque tableau commençait en général par une petite intro évoquant les sons et les mécanismes liés aux différents types d'horloge, avec souvent une bonne synchro entre la bande-son et les effets pyro. Résumé en images, suivi de la vidéo :

Démarrage de cette deuxième partie sous fond de sons de cloches, de bombes-cascades et feuilles mortes, avant de passer au thème beaucoup plus "grandiose" de la BO de Da Vinci Code (de Hans Zimmer), avec notamment plusieurs très belles bombes de gros calibres, en chrysanthèmes dorées et étoiles rouges. On ne voit malheureusement que le bas des bombes sur la vidéo, sauf à 2'52 où on en voit 2 qui explosent un peu plus bas. La fin était sympa, lorsque plusieurs comètes démarraient simultanément sur tout le cercle pendant que les bombes de 300 explosaient au-dessus. Visuellement c'était pas mal, les 2 effets se "rejoignaient" à mi-hauteur et on avait l'impression que les comètes formaient une couronne qui venaient "supporter" les bombes de 300.

Le début du 2° tableau (3'57) commence avec quelques comètes simulant un tic-tac, suivies par 4 sons de cloches et 4 grosses pivoines marquant l'heure pile, le tout dans une très bonne synchro, même pour les bombes. Par la suite, plusieurs cométes vertes, oranges et violettes, envahissent la rade, et on devinait encore bien la disposition des 2 cercles. Les chandelles de bombettes lancées simultanément depuis le petit cercle (5'40) étaiznt sympas aussi visuellement.

Encore des effets bien synchronisés au début du 3° tableau (6'49), sous fond de sons de pendule. Dans la suite, plusieurs bombes-spirales mais qui n'étaient pas très régulières. Ce ne sont clairement pas les meilleurs que j'ai vues, dommage. Le tableau s'est conclut dans des tons or et violet, assez sympa même s'il n'y avait rien de spécialement original.

4° tableau assez conventionnel également, ça reste joli mais il n'y a rien qui m'a vraiment marqué.

On passe au tableau suivant (11'49), qui a débuté une nouvelle fois avec des effets nautiques d'un bleu relativement lumineux, évoluant ensuite vers le vert. J'aime toujours autant le bruit que font les packs nautiques lorsqu'ils sont tirés par dizaines simultanément ! Une jolie mise en scène ensuite, avec plusieurs comètes tirées simultanément en direction du centre de la rade. C'est simple à faire, ça n'a rien de révolutionnaire, mais visuellement j'aime beaucoup.

On passe au 5° tableau, évoquant cette fois les "coucous". Après quelques secondes assez calmes au niveau de la bande-son, on est passé à quelque chose de beaucoup plus... original, avec de la musique et des chants tyroliens traditionnels ! Habituellement, je ne suis pas spécialement fan à l'idée d'avoir des musiques folkloriques pour accompagner un feu, mais ici j'ai trouvé ça tout simplement génial, même si ça faisait vraiment contraste avec le reste (et ce n'est pas parce que je m'appelle Robert Bayern dans la Compagnie Picole que je dis ça !!!). Pas mal de comètes sifflantes et d'effets serpentins dans la 2° moitié, ce qui renforçait un peu le côté "décalé". En tout cas il fallait oser, mais C'était réussi, et tous les gens autour de moi ont eu l'air d'apprécier également. Ca commence à 15'19 dans la vidéo.

On revient à quelque chose de plus classique ensuite, avec un tableau tout en or et violet, sur un remix de la musique de Blade Runner, que j'aime beaucoup. Niveau pyro, il y avait quelques belles bombes-tronc or crépitant, tirées en bouquet depuis le centre de la rade (18'53), dont on avait déjà eu un petit aperçu dans un des tableaux de la première partie (et qu'on reverra encore dans le suivant !). C'était court mais joli. Dommage que le tableau se soit achevé avec une baisse d'intensité par rapport à ce qui précédait, avec la musique qui finissait en fade-out.

Début du 7° tableau assez sympa, avec plusieurs mono-coups tirés avec un aspect un peu aléatoire dans toute la rade (20'16). Beaucoup d'effets crépitants ensuite (notamment les mêmes bombes dont je parlais dans le tableau précédent), ainsi que de rouge, mais heureusement avec moins de fumée par rapport à la première partie du feu. Le tout sur une musique que j'avais déjà entendue sur un autre feu 2 mois plus tôt, et que j'avais beaucoup aimée sans savoir ce que c'était. J'apprendrai à la fin du feu qu'il s'agissait du thème principal de la BO du film Shelock Homes, composée par... Hans Zimmer ! Ha ha, encore lui ! Ben voilà pourquoi j'aime bien !

Avant-dernier tableau (22'47), débutant par une nouvelle salve d'effets nautiques violet évoluant vers du blanc clignotant. L'ambiance de la bande-son s'intensifie, puis laisse place à plusieurs salves de mono-coups en parfaite synchronisation avec la musique, dont on devine assez facilement qu'il s'agit d'un morceau de Philip Glass, assez grandiose d'ailleurs. Le tableau se terminera avec un déluge de pivoines blanc et violet clignotant, ce qui collait assez bien avec la bande-son je trouve.

Et on arrive au dernier tableau (25'45), avec encore une fois des effets nautiques au début. Bon, ce n'est pas que je n'aime pas ce style d'effet loin de là, mais 6 fois en 50 minutes, j'ai trouvé ça un peu redondant, d'autant plus qu'il y en avait déjà eu au début du tableau précédent 3 minutes plus tôt. Dans le même esprit, les quelques mono-coups du début étaient exactement les mêmes que ceux du début du 4° tableau (bon ok j'avoue, là je chipote, ça ne dure que 5 secondes, et je ne l'ai remarqué qu'en ré-analysant la vidéo seconde par seconde chez moi !). Par contre, les 3 dernières minutes qui ont suivi étaient magnifiques, avec d'abord quelques très belles grosses bombes farfalles, puis une superbe séquence or et bleu, dont j'ai particulièrement apprécié les bombes-anneaux avec effet crackling au milieu (28'33).

Et voici la vidéo, avant d'attaquer le bouquet final !

Liens vidéo : Youtube - Vimeo

Et on arrive au tant attendu bouquet final, tiré par Pyrostars, dont les 5 premières minutes se composaient de 6 mini-séquences tirées en alternance depuis les 2 sites principaux du spectacle : 1° séquence tirée depuis le fond de la rade, avec tout d'abord un très grand éventail formé de chandelles de comètes, suivies par une première petite montée en puissance, avec quelques bombes montant de plus en plus haut. 2° séquence au centre de la rade, avec d'abord une couronne d'éventail de comètes scintillantes et gerbes vertes, puis un petit bouquet de bombes kamuros.

On repasse au fond de la rade, avec une sorte d'éruption de nombreuses comètes vertes très lumineuses, suivies par des bombes-spirales qui n'étaient une fois de plus pas très régulières malheureusement. Les 2 cercles du centre de la rade se remettent ensuite en action, avec encore des bombes kamuro, doublées de bombes-anneaux violettes, ce qui était assez joli. Par contre je n'étais pas fan de la couleur vert pâle des petites comètes scintillantes.

Avant-dernière séquence au fond de la rade. Je me demande quand ils vont se décider à allumer le fameux jet d'eau, mais ce n'est pas encore pour cette fois-ci ! Pour l'instant il n'y a toujours que des bombes farfalles et des bombes vert clignotant. Et c'était encore un vert un peu pâle, rien à faire mais j'aime pas trop ! Pour des effets clignotants, rien de tel que du blanc ou des couleurs chaudes genre orange/rouge/violet, mais le vert, c'est vraiment pas ma tasse de thé pour ce type d'effet.

Allez on repasse au centre encore une fois, avec toujours pleins de kamuros, mais aussi plusieurs salves de pivoines violettes avec petites chrysanthèmes au milieu, et qui terminaient en effet crackling ce qui était très sympa.

Le jet d'eau s'allume enfin, accompagné de marrons d'air, et le "gros" du bouquet commence, pour la dernière minute de spectacle. Comme chaque année, ce sont des centaines de bombes et de marrons d'air qui explosent en quelques dizines de secondes !! Une fois de plus, c'était la guerre, le sol a tremblé ! Bien évidemment on n'entendait plus du tout la musique, et sur la fin, j'ai même poussé un petit cri, et c'est à peine si je me suis entendu moi-même ! Rien à faire mais côté puissance, ça reste définitivement un must !!!

Seule petite ombre au tableau : les petits compacts qui ont joué les retardataires à la fin. Ils étaient probablement mal séquencés dans la timeline car ils ne démarrent vraiment qu'à la toute fin du bouquet. Mais bon à vrai dire, c'est la seule erreur que j'ai remarquée sur 1h de spectacle, pas de quoi fouetter un chat, c'est juste dommage que ce soit arrivé tout à la fin !

Sur ce, voici la dernière vidéo :

Liens vidéo : Youtube - Vimeo

Fin du spectacle, le calme revient doucement sur la rade après ce déluge d'explosions ! Une fois de plus, ce fut une très belle édition, et je dirais même meilleure que les autres années. On dit que ce n'est pas la quantité qui fait la qualité, ce que j'approuve tout à fait. Cela dit dans le cas présent, la quantité (près de 9 tonnes de poudre apparemment) était tout de même assez hallucinante, et au niveau puissance on a été servis, principalement à travers les 52 bombes de 300mm ! Sans ces bombes de 300, je pense que ça aurait été à peu près pareil aux autres années, mais comme je le disais au début, c'est pas tous les jours qu'on a l'habitude de voir ça (à moins d'aller au Japon !). Au final, je pense que c'est tout simplement LE plus "gros" feu d'artifice que j'ai eu l'occasion de voir jusqu'ici (suivi par les éditions précédentes, et par le Sonnwendfeier d'Oensingen, où il y a aussi environ 5 tonnes de poudre !).

Outre la quantité, la mise en scène me semblait plus travaillée que les années précédentes, avec beaucoup de mono-coups très bien synchronisés avec la bande-son, et ce à de nombreuses reprises (alors que les autres années, il y en avait très peu, voire même pas du tout).

Autre aspect, et non des moindres, que j'ai beaucoup apprécié, c'est au niveau de la bande-son, qui était elle aussi beaucoup plus travaillée que les autres annéees je trouve. J'avoue que je n'ai pas toujours été fan des choix musicaux sur certaines parties du feu lors des éditions précédentes, principalement en 2012, car il s'agissait souvent d'un "simple" enchaînement de musiques/chansons. Cette année, quasiment tous les tableaux étaient séparés par un court intermède parlé en rapport avec le thème, un peu plus dans l'esprit de la Fête du Lac d'Annecy en fait, ce qui était je trouve beaucoup mieux, ça renforçait la cohérence entre les différents tableaux. Et puis n'ayant jamais été fan des chansons à texte sur des feux, j'ai évidemment été ravi de n'entendre que des musiques instrumentales ! Je l'ai toujours dit mais une bonne bande-son, c'est la moitié du spectacle ! J'espère vivement qu'ils continueront dans cette voie lors des futures éditions en tout cas !