DREAM THEATER
"Images, Words & Beyond" Tour

Electric Halle, Dusseldorf - 11/02/2017

28° concert de Dream Theater, à Dusseldorf étant donné qu’aucune date belge n’était encore prévue au moment où la tournée avait été annoncé. En 2007 à Clermont-Ferrand on avait déjà eu la chance de voir Images & Words en entier pour les 15 ans de l’album (à l’époque où les setlists variaient encore de soir en soir...), on remet le couvert ce soir, puisqu’il s’agissait de la tournée-anniversaire des 25 ans de l’album. On ne va pas s’en plaindre, c’est quand même un monument du prog-métal !

Sans compter que le rappel n’était autre que la chanson "A Change of Seasons" (ACOS pour les intimes), un pavé de 24 minutes, incontestablement une des meilleures chansons du groupe et une des plus apprécies/attendues par les fans. Première fois qu’on revoyait cette chanson en live depuis le concert mémorable à Forest National en 2004 ! On avait été des privilégiés à l’époque, puisqu’ils ne l’avaient jouée que très rarement. Ce n’est plus le cas maintenant étant donné que la setlist est la même sur toutes les dates, mais on ne va pas bouder notre plaisir, c’est peut-être une des dernières fois qu’on aura l’occasion de voir cette chanson en live.

Dans le reste de la setlist, The Dark Eternal Night en guise de premier morceau (un choix très étrange), Hell’s Kitchen, un bon vieux As I Am, et quelques morceaux récents issus des 3 derniers albums (The Bigger Picture, The Gift of Music, Our New World, et Breaking All Illusions, un des meilleurs morceaux de la période "post-Portnoy").

On notera quelques petites variations dans les morceaux, chose qu’ils n’avaient plus faites depuis le départ de Portnoy. Notamment une reprise d’un court passage de Enter Sandman à la fin de As I Am, des solos additionnels à la fin de Another Day et Take The Time, un solo de batterie au milieu de la partie instru de Metropolis, suivi par une petite variation très sympa dans la partie rythmique.

John Myung plus autiste que jamais, plongé dans sa basse alors que James le présente en racontant des anecdotes hautement intéressantes ("un jour, j’ai été chercher ce gars à l’aéroport ! "). Sans parler de son "solo", qui faisait un peu penser à un débutant qui essaye de s’accorder (pourtant il paraît que ça vient d’un jazzman célèbre, mais c’est probablement quelque chose que seuls les bassistes peuvent comprendre, et ça n’avait vraiment pas sa place ici).

Seule ombre au tableau : James, qui a bien du mal à atteindre les notes les plus hautes, d’autant plus qu’il était apparemment un peu malade, ce qui n’a pas aidé (EDIT : et pour l’avoir revu 2 mois plus tard en Belgique, force est de constater que ce n’était pas une fausse excuse, ce qui est rassurant !).

Et à l’écoute des musiques grandiloquentes d’intro et d’outro du concert, il semblerait que DT ait découvert les albums de Two Steps From Hell !