DREAM THEATER

Brielpoort, Deinze - 08/02/2014

5 février 2002 : mon 3° concert de DT, au Brielpoort à Deinze, pour la tournée 6 Degrees of Inner Turbulence. Un concert avant lequel on avait eu l'occasion d'ailleurs de participer au Meet&Greet avec Mike Portnoy au Piens Music Planet...

Très exactement 12 ans et 3 jours plus tard, nous voici donc au même endroit, et ce sera cette fois notre 25° concert de DT pour Juju et moi ! Damned...

Plus de Mike Portnoy, pas de Meet & Greet avec le "nouveau" Mike non plus (si ce n'est le Meet & Greet "officiel", très cher et sans beaucoup d'intérêt). Ca ne nous a toutefois pas empêché d'arriver comme d'habitude bien à l'avance, bien qu'on n'était pas les premiers, il y avait déjà ... 3 personnes avant nous !

On est à l'affût pour guetter s'il ne se passe pas quelque chose près des tourbus. On y avait rencontré Rudess 12 ans plus tôt, mais malheureusement il ne se passera rien cette année.

Quelques heures d'attente plus tard dans un froid glacial, enfin la délivrance ! Les portes s'ouvrent, sprint vers le premier rang, c'est bon, on y est !

Après environ une heure d'attente dans la salle, les lumières s'éteignent enfin, et la randiose intro False Awakening Suite commence ! La scène est encore masquée par un grand écran sur lequel est projetée une animation en images de synthèses, axée sur toutes les pochettes des albums, et qui était visuellement très sympa !

Le rideau tombe, et le concert commence véritablement avec The Enemy Inside, bien pêchue et agressive pour commencer, avec des structures rythmiques parfois assez tordues. On enchaîne avec une chanson jamais jouée en live sur les tournées précédentes : The Shattered Fortress. En tant que dernier volet de la saga AA, on aurait pu croire qu'ils ne la joueraient jamais depuis le départ de Mike, j'étais donc plutôt content de la voir enfin. Mis à part 2 transitions toujours un peu brutales, mais qui passaient cependant mieux en live que sur album, j'adore ce morceau, qui reprend un peu tous les thèmes de la saga issus des albums précédents. Mention spéciale à la toute fin de la chanson, que j'adore particulièrement ! I am res-PON-si-ble, when anyone, anywhere,...

On contienue avec On the Back of Angels, qui est très bien mais qu'ils auraient peut-être pu remplacer par une autre étant donné que c'était le "single" (de 8 minutes tout de même) de l'album précédent, qu'ils avaient joué systématiquement sur la dernière tournée. On repasse dans les nouveautés du dernier album ensuite avec The Looking Glass, assez aérée avec des accents à la Rush. C'est pas ma préférée du dernier album mais elle est très sympa.

On enchaîne avec ce qui sera sans doute une des meilleures chansons du concert pour moi, si pas la meilleure, à savoir Trial of Tears. 10 minutes de rock prog planant, avec une super partie instru au milieu, plein d'émotion, un grand moment !

On report dans du plus lourd, avec Enigma Machine, l'instrumentale du nouvel album, qui n'est décidément pas la meilleure instru de leur discographie, je ne suis vraiment pas fan du riff principal. On a eu droit à un solo de Mangini peu avant la fin du morceau, un peu plus court que sur la tournée précédente, mais suffisament long pour que je me prenne une fois de plus une grosse claque dans la gueule !

On approche de la fin du premier set avec Along for the Ride, le 2° single du nouvel album, et qui est aussi le nom de la tournée. Cette chanson ne me fait ni chaud ni froid sur album, je la trouve vraiment plate du début à la fin, et ce sera pareil en live, j'en profiterai donc pour faire une petite séance de photos !

Et pour terminer cette première partie, un petit epic, avec Breaking All Illusions, déjà vue aussi sur les concerts de la tournée précédente, mais pour celle-là je ne regrette pas car ça reste une masterpiece !

Bon, sur ce, voici une première série de photos, prises pendant "Along for the Ride" donc. Il se trouve qu'avant le concert, j'avais demandé à un gars de la sécu si je pouvais rentrer avec mon réflex (et mon petit objectif 50mm sans zoom), qui m'avait dis un peu perplexe qu'il ne pouvait pas me garantir que ça passerait. Au final j'aurais pu le prendre vu qu'ils ne fouillaient rien du tout à l'entrée mais bon j'ai préféré ne pas prendre de risque je l'avais remis dans la voiture (ça m'aurait fait ch*** de louper le 1° rang).

Et donc pour la première fois, j'ai fait comme tout le monde et j'ai pris des photos avec... mon smartphone (là ça y est, le dernier rempart est franchi...). Bon alors c'est pas du tout pratique à tenir pour prendre des photos comparé à un vrai appareil, ça ne fait évidemment pas les plus belles photos du monde, MAIS je dois bien avouer que j'ai quand même été très surpris de la qualité au final. Les couleurs saturent à fond, mais contrairement à beaucoup d'appareils compacts de base, au niveau netteté c'est pas si mal (surtout vu la taille minuscule de l'objectif), je n'avais quasiment pas de flous. Bref, n'ayant jamais été grand fan des smartphones jusque là, j'ai enfin trouvé une utilité à ce truc ! (mais bon c'était exceptionnel hein, aucun risque que je me sépare de mon appareil photo dès que j'ai l'occasion de le prendre !).

Petite pause d'1/4h, avec, pour passer le temps, une compilation de petite vidéos Youtube composée de parodies, titres rares de DT, délires de fans, etc... C'était bien rigolo, limite un peu trop court même !

Le concert reprend, avec pour le plus grand plaisir des "vieux" fan, plusieurs titres de Awake, dont c'était le 20° anniversaire. Même si je me considère comme un "vieux" fan (15 ans tout de même), je ne connaissais pas encore le groupe quand cet album est sorti. Il est très bon certes, mais pour moi ce n'est pas le meilleur.

On a donc eu droit au rouleau compresseur The Mirror, pendant lequel Rudess est venu au devant de la scène faire un petit solo avec un clavier portable circulaire assez original, suivi de Lie, tout aussi efficace !

S'en est suivi Lifting Shadows off A Dream, dont je n'ai jamais été fan non plus, cette chanson est très "cliché" et n'a que très peu d'intérêt je trouve (avis personnel que beaucoup ne partagent pas mais bon). Bref, j'en profiterai pour refaire une nouvelle série de photos !

Retour à une chanson beaucoup plus intéressante ensuite, avec Scarred, que j'ai toujours trouvé assez étrange, car j'ai l'impression qu'elle n'est pas super connue, ce n'est clairement pas un "tube" du groupe, il n'y a pas de riff ou de refrain vraiment accrocheur, et la structure rythmique fait qu'elle n'est pas facilement accessible ... mais qu'est-ce que c'est bon !

Vint enfin LA chanson que tous les "vieux" fans attendaient désespérément depuis des années en ayant presque perdu tout espoir de la voir un jour : Space Dye Vest, qui n'avait jamais été jouée non plus en live sur les précédentes tournées et ce depuis 20 ans ! Bon ok c'est une très belle chanson certes, très planante voire même déprimante au début, mais de là à la mettre sur un tel piedestal, je n'ai jamais trop compris. A noter que Petrucci y a glissé un petit solo supplémentaire par rapport à la version studio un peu avant la fin de la chanson, ce qui était assez sympa (même si certains puristes diront sans doute que c'est une honte d'avoir dénaturer le morceau original...)

Et on termine ce deuxième set par l'epic du dernier album : Illumination Theory. Je ne sais pas ce que certains lui reprochent, mais en ce qui me concerne, mis à part la transition après la partie orchestrale du milieu, je la trouve très bien cette chanson ! Une intro épique, suivi d'une partie instru assez basique mais efficace, un break composé de sons d'ambiance puis d'une partie orchestrale, pendant lequel était projetée une animation psychédélique très sympa, une partie plus agressive ensuite, une partie "solo" très cliché aussi mais avec une rythmique aussi très efficace, avant de terminer par une outro bien grandiloquente comme je les aime ! Un très grand moment !

La soirée n'était pas encore finie ! 2014 était certes l'année du 20° anniversaire de Awake, mais c'était aussi le 15° anniversaire de Scenes From A Memory, l'album qui est sorti au moment où je suis devenu fan du groupe, et qui reste probablement l'album le plus marquant de leur carrière !

En guise de rappel, on a donc eu droit à un petit medley (de 25 minutes quand même) composé de Overture 1928, Stange Deja Vu, la délirante instrumentale The Dance of Eternity, et enfin pour enfoncer le clou : Finally Free ! Encore un très grand moment, parfait pour terminer le concert... avec toutefois un petit bémol : mais où sont passés tous les breaks batterie sur la fin de Finally Free ???? C'est ça qui donnait le côté "spectaculaire" de la fin de la chanson !! Il semblerait bien que Portnoy les a emportés avec lui et c'est bien dommage... C'est dans des moments comme ça (enfin, particulièrement celui-là) qu'on le regrette une fois de plus...

Et voilà c'était donc mon 25° concert de DT ! 25 fois en 15 ans, ma foi c'est pas mal ! Ce fut encore une fois un très bon concert, d'autant plus qu'il s'agissait d'une soirée "An Evening with", avec environ 2h40 de concert, je pensais qu'ils ne feraient plus jamais ça, au vu des 2-3 dernières tournées ! Niveau quantité et qualité, rien à redire !

Toutefois ce n'était pas le meilleur concert que j'ai vu d'eux, ni même un des meilleurs. Au niveau présence scénique, il m'a semblé (et pas qu'à moi) qu'ils étaient moins en forme que d'habitude, en particulier Petrucci, qui était juste devant nous, et qui ne regardait quasiement jamais le public comme il le faisait avant. James est désormais le seul sur scène qui met un peu d'ambiance, encore que mis à part ses 2 seules interventions parlées pendant tout le concert (et préparées), il ne faisait rien de vraiment exceptionnel non plus. Le show était réglé comme du papier à musique, la qualité était là, mais il manquait de spontanéité.

Et puis, au risque de me répéter... l'absence de Portnoy laisse un vide que Mangini ne pourra jamais combler au niveau présence scénique. Techniquement, il assure grave, mais par contre au niveau du groove, c'est vraiment pas son truc. C'était vraiment frappant sur certains passages, en particulier sur Trial of Tears, et puis sur la fin de Finally Free bien entendu.

Mais je ne suis pas encore prêt d'arrêter d'aller les voir cela dit ! Prochain rendez-vous en juillet à Tilburg !